DE LA C&ACE
usant des dons de la fortune avec noblesse , marchent vers le péristyle des palais sans orgueil , et qui , le plus souvent y n'ayant ni char, ni serviteurs à leurs ordres, occupent de modestes demeures sans humiliation, filles ne refusent pas de plaire; mais, si elles y songent jamais , ce n'est que par bonté : alors leurs paroles vont an cœor des hommes, et leur silence même a plus de charmes que l'ode d'Anacréon sur la rose. Leur joie est aimable ; leur sourire est attachant; mais elles savent aussi sympathiser avec la douleur , et leurs yeux , chargés de larmes , sont encore assez puissans pour commander aux. passions irritées. Elles ne dédaignent aucun âge , aucime condition de la vie« On les a vues résider sous le toit de la vieillesse qu'elles faisaient chérir ; mais il est rare qu'elles y restent sans y avoir été introduites par la vertu'; on a vu quelquefois la mort elle-même les resj:^ cter , non pas dans le Gladiateur mourant \cB.T le sentiment exprimé par ce malheureux, comme factice , n'inspire qu'une pénible pitié ) , mais c'est lorsqu'elles n'appartiennent plus à ce monde, c'est lorsque, prêtes à s'élever vers une ré-