DU BEAU ABSOLU
aristotéliques ; oU finit par ' ne plus s'entendre en iisailt d'un pareil langage. La beauté des nombres tant célébrée psu: le sage d'JBgine a joui long^temps'd'un gratid crédit: notis ne voyons pas leur rapport dîtect arec un tableau ou un groupe sculpté, Ginquànté -vohimës de philosophie ancienne , absolament écrits dans ce genre , ont été nuisibles au progrès dès connais^ncés, eh arrêtait, pendant des siècles, ratténtion dès hbmities sur de véritables jeux d'osselets« D^ris la recherche du BEAU , une idée bien simple se présentait si naturellement à respm', qii'oR est tout étonné dé né pas la voir àdlnisé, comme règle universelle^ danâ' les arts> aiiisi qu'en réahté elle goi^ernë déjà tobtes nos émotions : c'est que tbrit sU^^ obtéàiti tient à une satisfaction des bésoitts dés' séoà , du cœur et de l'âme élevée à un:e certaine hauteur dé pensées'; que {tes ces besoins sënmc simultanément satisfaits, plus aussi lermoyens par lesquels on sera parvenu: à ce bnùt ap-
' Entre autres GrousM , ûateui d^vtATntîlé dù^Bêou i «Il 3 volumes ,. ouvrage dune ia:éf«fh.jù<i\ie'(aable et sui»tile quW lit peu, quoique , comme le père André', il ait beaucoup puise dans saint AugùstÎBu
V«lkjl
i^u beat; absolu: 207*
pisotheront du vrai type de là beauté ; que SX les sens li'étatiènt pas admis dans ce tribûiial, ndn-seideinent là beauté physique disparaîtrait pour nous dans la nature , mais fn'il y aurait absence de la beauté morale', puisque, les sens noué initiant seuls' au Secret Au bien ou du mal fait à un être par un autre, nous manquerions dé la principale mesure d'appréciation du vice et de la* vertu. Les sens sont donc là sur leur terraon ; les en exclure , ce serait non-seulement bannir tes arts , mais rendre toute philosophie impossible. UtC tort t^p commun à plusieurs penseurs est de vouloir toujotirs scindei: l^ofnme : ils en font deux parts; ils les' soumettent tour à touf à letir exaiàen , blâmanf Fuoe, exaltant Tantre , dans un tout ihdivisâïle. Cette marche est au^i céiïtrâire aui^ pto^tèsr de 1^ séîenée qtt'aiiX' intérêts de la vérité; la- natiirè la reptiims&é'; nous nous lëfirîfottâ d'être, en cela , ses fidèles et peutêtre ses premiers interprètes.
Osons poser en principe que l'état de , beauté , pour un être cpekonque , est eelui où il parvient à sa destination : l'être organisé la trouvera en atteignant le plus parfait
!to8 BU BEAU ABSOIiTT.
développement de ses facultés physiques, l'être moral celui de ses facultés inteUec-» tuelles et des Tertus qui eu sont le développement.
Sans creuser dans <;ette idée , destinée. à s'ent<Turer ailleurs d'un jour plus vif , nous dirons que la beauté absolue n'est ni dans un en£uit appelé à «tre homme un jour , ni ^lans la fille tendre et délicate avec laquelle il doit s'unir. Ce sera donc l'homme avec U plénitude de ses moyens virik» , ce sera la femme avec toutes les grâces formées de son sexe, qui nous présenteront le beau absolu, tel qu'il doit apparaître aux regards de l'artiste et qu'il doit satisfaire les recherches du philosophe. L'enfance et la jeunesse n'eu ont pas moins des -charmes, et même le genre de beauté propre à leur âge-, è leurs besoins, à leurs- relations , à l'intérêt qu'elles réclainent et aux espérances dont elles ont reçu le dépât. C'est <ce que nous nommerons beauté relative.
Ainsi une plante , destinée à donner des ^eurs , sera vraiment belle au ^moment de l'épanouissement de ses boutons ; celle, dont BOUS attendons des fruits, méritera cet éloge