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famille ? La beauté en est donc suffisanuaent motivée.
Le courage et la fermeté dii caractère sont la beauté de l'homme : qui exigera la première de ces qualités de «a compagne ? qui n'y verrait même luie sorte d'anomalie? Elle est remarquable cette épitaphe rapportée par ▲disson : « Ci-gtt un tel, d'une famille où » tous les hommes sont braves et où toutes V les femmes sont chastes. » C'est faire à chacun payer sa dette ^ ces deux lignes renferment plus de choses que le panégyrique de Trajan.
La générosité qui porte à partager promptement et largement avec autrui, à obliger un ami de l'enfance , à consommer un sacrifice pécuniaire de quelque valeur , est rare chez les femmes ; peu Cuniliarisées avec le manie^ ment des grandes sommes , ou avec les revers et les succès éclatans de fortune, dont elles ne courent jamais les hasards , elles éprouvent quelque peine à se détacher d'un avantage présent. Par leur peu d'habitude de conclure des afÊiires d'argent, par leur coutume journalière de le dépenser en petites portions ^ elles lui supposent en général plus de prix
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m a. Rarement tes verrez-vous tester 1er une partie de lenrs biens j plus nt eneore elles y renoncent dès leur
qui songe à leur en faire un re- 7 personne. Au contraire, cet esprit servation est loué , i) devient une
parce-qu'il est à sa place. Occnpé ites entreprises du dehors , le chef du : ■ besoin d'une administration de
an dedans et il la trouve dans sa ^e ; nuÛ9 si la même économie réglait ions , s'il devenait méticnleux et parenx, sans avoirà subir en cela le joug nécessité rigoureuse , ce qui pour une est une vertu , chez lui se transfor-
en vice et en ridicule, es, personne ne s'étonnera que la red'ane femme ait quelque chose de ten-
d'afféctuenx. Obligée- plus d'une fois de résignation dans la vie, il est bon lle-méme qu'elle en porte le sentiment îd des BUlels. L'empire de la force t moins onéreux, qnand le ciel même la soumission nn mérite. Vous ne de- Tez pas qu'un homme , dans ses rapavec son Créateur, trouve la même
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douceur d'épanchemens, qu'U se plake à en i^péter les actes avec le- taémt^ aliandon* Lorsqu'au milieu dics soUieitodes de Texi»tence , la nature lui a presque imposé k4roit de se raidir contre les obstacles ^ vous m voudrez pas- que sa prière coule avec la mè* me onction que celle de^soju épouse; et vous exigerez , peut«^re encoce, autre ^^ose ^ la piété d'un 4isc^le de saint Bruno, qui n'a pas les mêmes 4evoirs ktemfHxr.
Partout nous voyons des v^feus moAi&ks par les besoiiais; dans le Dïdrd^ où les sexes sont moins vivement entraînés l'un v^rs l'antre 9 la chasteté prend le pas à«r ia eohôéié dans l'usage des Uqueurs Portes , que semble permettre la rigueur du olùnat. La tempérance alimentake est plus commmie dans le Midi; mais la morale , sous l'autre ï^pert, y est beaucoup .plus indulgente. Cependant nous sommes éloignés d'«do^er , «n aucune façon , ces condescendimces , dains les cas où seraient lésés l«s droits des tierces personnes. Le meurtre commis dans l'tvvesse à M«9cow est toujours le crime d%«»iimde y et l'oubli de la foi conjugale à Renne ou à Naples n'en est pas moins un adultère répré-
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Sensible; nous a^ons* vovilii seulement éta" hkknEAV morfti swt la seule base qui puisse le porter : celle de l'intérêt des individus , des fumlles, des sociétés et du genre hunairu Nous ne le eonnaissorns pas autre part ; sott neoroyonspa» que lés arts d^imitation IM^enncntaitteurs le»r modèle, et la philosoplue eUe^^néme serait impitissante à se le reptésoiter sous d'antres traits.
Nous avons répondu ^éjà à plusieurs 6bjecdons ; en terminant ce cïiapitre , nous inms aïKdeTHnt de celle qu'cMi poiurait emprunter ii un «élèbre écrivain anglieiis. Il est ^tftatin que» dan» sa Whéorie des sentlmens noraux 9 Adam Snith est loin de partager Botre jopÊnion., quaiid il s'éttoRce en ces ternes ^ reprodœts avec âdéiitté sous les yeuxi lu kcteur :
tt'Gsnizeqae Bm; aime ia vertu et h^t le vice, conme lin liomme voluptuemc aime les rickesses «et déteste 4a paiivreté , non poor dles-«Bén»es^ mais à eause de leurs elfets ; qull n'aimol'une qu'à<ea«ise qu'elle procure le bonbeur de la société qu'il déisire par un effet de sa bonté paternelle, et qu'il bail Tau^e uniquement parce ^'elle
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» occasione le malheur des hommes, olij » qu'il déteste lui-même ; cet^e eroyance, » dis-je 9 n'est point la doctrine de la na>
ture , c'est une subtilité philosophique.
Tout nous porte à croire que la yertapa-
» rait à Dieu , tout comme à nous , être X) l'objet naturel de l'amour et de la reconnaissance, et cela pour elle-même et indépendamment de tout autre motif; k vice , au contraire y être celui de la haine » et du chÀtiment. »
Malgré le mérite généralement reconna de l'auteur cité , nous tenons ce passage , d'une part , pour absolument vide de réflexion ; de l'autre , pour contradictoire à lui-même. Si une subtilité doit être ici imputée à quelqu'un , certes , c'est au célèbre professeur de Glascow. Dans ïe cas où la loi naturelle f&t , en aucune manière, étrangère aux Tues du Créateur, nous n'aurions garde de vouloir qu'il trouvât un motif d'approbation dans le respect dont elle est l'objet, et de mécontentement dans les atteintes -qu'elle reçoit ; mais le penseur , qui a légaè 1 ce passage à notre examen , aurait-il oublié que la loi naturelle ne peut étre^ pour
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ii£V 9 que le résultat prévu du mouvement chappé à sa main puissante , et par conséuent qu'elle est son ouvrage, ouvrage d'ausint plus admirable , que c'est par lui qu'il tous est donné de nous élever à toutes les lotions du bon et de l'honnête. Ne serait-ce >as tomber dans la niaiserie , comme il arive trop souvent , malgré leurs sublimes :oncepts, à l'école allemande et à celle d'Ë- ;.osse , que de s'exprimer ainsi , ou dans des termes équivalens ?
<t DiBu a fait de l'homme une créature positive , destinée à se mouvoir par des actes libres et positifs. La première règle de ceuxci doit être la justice, de laquelle jaillissent, comme d'une source , le vice et la vertu. L'un , sans avoir égard à la loi des rapports , brise l'ordre que l'Étemel a voulu ; l'autre le conserve. Pour donner plus de force à cette dernière , le Totit<»Puissant a encore fût affluer dans nos coeurs le sentiment de la commisération. C'est avec ces grandes ressoudes et ces beaux matériaiuc qu'il a élevé l'édifice social , où ses créatures de quelques jours restent assez sous ses yeux -pour avoir droit à son indulgence, ou
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poar .fléchir la tète sous le poids de sa justice : mais, quels que soient leurs torts ou leurs mérites, c'est par des motifs aJ^traits , tirés d*nne tkéocie yague et incompréhensible 9 puisqu'il ne nous est pas donné d'en l'aire Tapplicalicm , qq« sa puissance sera mue et déterminée dans ses irréfragables jngemens 1 »
On sent quelles seraienJi l'inconséqueace et la folie même d*un tel discours ; elles se manifesteront bien mieux quand nous aurons opposé l'auteur à kû-méme, sans k tirer de ses propres argumens>: « Tout porte à oroke, » dit-U y qu'indépendamment de tout aatre » motif , la vertu senible à Dieu, coniAe à » nous ) l'objet naturel de Tamour et de la » reconnaissance. » En faisant un£ application raisonnée de ces paroles, nofts alloasles cendre à leur véritable yaleun
Vous dites tous les j<mrs que la verta est belle , que le vice est bideux ; vo«s ajontei que la société doit «des récompenses à l'ime et des peines a l'autre : msâs récompeaser, nlest-^e pas rendre le bâen pour le bip? punir, n'est-<:ev pas vendre le niai poorlc mal ? Vous reconnaisaez donc avoir tiré
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uvantage de oetîte yerta que tous avez troarée belle,. aToir souffert de ce vice que vous a^res jugé hideux ! Or, que disons-nous autre chose , dans ce volume et le précédent , que ce que vous confessez vous-même ? Que nous manque-t-il pour être d*accord ? absolument rien , puisque , de votre aveu comme du nôtre, la vertu, qui est souverainement belle, est ce qu'il y a de plus souverainement utile sur la terre.
Ainsi, si Smith s'est entendu lui-même dans ce dernier passage , il a reconnu ^ contre son intention , que c'est pour leurs effets conservateurs ou destructeurs de l'ordre cpie Dieu chérit la vertu et hait le vice, puisqu'il punit et qu'il récompense ; actes qui , nulle part , ne sont dépourvus de motifs ; toute autre doctrine , à notre avis , ne serait qu'une subtilité qui ne mériterait pas même d'être nommée philosophique. £n effet , en poussant les choses un peu plus loin , le kantisme arriverait bientôt à reléguer la justice du Très-Haut dans le nuage des anciennes qualités, occultes. Il nous semble qu'à force de nous morceler , et de contester l'une de nos deux natures , ou de.
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Youloir s'en passer dans les études qui ont rhomme pour objet , on prend le plus sûr moyen de jeter des doutes sur rexbtence de l'autre.
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