‹ Du beau dans les arts d'imitationChapitre 6 sur 76 · X»E CET OUVRAGE · texte numérisé non relu

X»E CET OUVRAGE

de les comparer entre eux; de 1^ opposer ks ans aux autres, ainsi que leurs époques ; de rendre brièvement ce qui a été dit avec étendue 9 et ce qui ne soufifre pourtant pas d'être répété^ à moins que des traits vifs et ^pides ) en portant Timinge dans les esprits y et le sentihient dans ks cœurs , rendent à tous les den^ un caractère de nouveauté.

£ncpre si , libres de soucis sur le sort d'une patrie qui ne cessera de nous être chère, dégagés de devoirs envers ^e ^ au seip d'une' retraite viusine de tous les dépôts qui ren* ferment les monumens de l'esprit humain, il nous était loisible de noua livrer au travail que nous avons inconsidérément accepté , peut-être nous «erait-il donné de saisir, dans quelques parties , ce grand résultat du progrès des siècles , et des' étf^^ succes- 5i£ides générations multipliés pur eux-mêmes. Mais comment demander un aussi large épanchement de son. onde à notre modeste Aréthuse , au milieu de nos inquiétudes ci-^ viles, et lorsqu'une confiance , qui veut être justifiée f appelle ailleurs nos études et notre présence ? Dans la vie de Thomme public, il en des intervalles qui lui appartiennent en

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propre : ce sont cettx où il puise dé notn^ vellés forces pour renl|:er dans le cercle de ses fonctions ; ce sont ceux d'un lé^time repos. £b bien ! ce repos , nous le prendrons en suivant la trace des artistes qui ont illus* tré par des chefs-d'œuvre leur vie et lejg mémoire. C'est en passant de l'Asie dans le royaiûne des Pharaons ; c'est en foulant la noble poussière d'OIympie^ et en nous arrêtant sur lès bords du Céphise et du Tibre ^ pour npus retrouver ensuite, avec non moins d'intërét, sur ceux de la Seine, que nous ra^fraîchirons notre pensée ., lasse de débats , où les promesses faites à la patrie se transforment trop souvent en un cruel mensonge: heureux encore , puisque , nos études ppr-> tant sur des âges meilleurs , dans lesquels , par un dédSfPP^ii^ci^t libre de ses facultés f l'esprit hiimain donna l'essor à de fortes copceptions , il nous sera permis de nourrir nos yeux d'un spectacle où apparaîtront les grandes ombres des êtres que notre enfance, apprit à rév^^r! Ainsi le passé trompera le présent ; ainsi npus sera-t-il accoi*dé d'enchanter notre avenir, et d'y placer en idée' les chefs-d'œuvre avec lesquels des

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intelligences d'un ordr^ supérieur viendront à leur tour parer le sëjour de l'espèce apimée, dont elles seront elles-mêmes le plus bel ornement !

Faire l'histoire dés beaux-arts, les suivre dans leurs prdgrès ou leur décadence, ce serait fcdre l'histoire de l'homme sur les différens coins du ^lobe ; c'est aussi ce à quoi nous ne pouvons ni ne devons nous hasarder*: mais comme les arts ont été presque partout, dans leur emploi, une échelle indicative de la civilisation des peuples , de leur sert et de la direction 'de leurs idées , nous ne négligerons pas les aperçus moraux et politiques qui naissent natureilement de leur examen/ Une question d'un grand intérêt se présente ici d'elle-même ; c'est celle du Bèau^ Avant de disserter sur les arts , ne conviendrait-il pas de s'entendre sur leur mérite réel? ainsi qu'ils ont été pratiqués en conformité de certains principes, et pour atteindre à un but donné , ce but et ces principes ne doivent-ils pas être chercliés et appréciés? Une des premièj-es conditions d'un bon livre est qu'il ne se commette aucune méprise entre celui qui l'a^rit et celui qui

JBeaux-Arts^ !• * ^

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