PROJET ET MOTIFS
va le lire. Il fant donc qu'ils parlent la même langue, c'est-à-dire que la même mesure d'évaluation soit admise par l'attention de l'un , ainsi qu'elle a servi à diriger le travail de l'autre. Le moment est venu de hasarder nos propres ' aperçus sur un sujet qui a exercé bien des talens, et qui , selon nous , n'en est pas moins vierge ^core*- Avec dps moyens personnels de* succès moins létendos que ceux de nos prédécesseurs, peut-être réiKsirons-nous à planter des jalons fidèles» où ilfi n'ont fait qu'errer dans le vague de leurs systèmes, et à jeter des fondations solides , où il leur a suffi •de tracer quelques lignes sur un sbl mouvant comme leurs idées. Leurs erreurs même serviront à rectifier •nos voies ; et leur travail , par son résultat trop souvent négatif , ne sera pas sans profit pour le nortre. '
Le Beau partage-t-il , dans les notions de l'esprit humain, le sort des lois, descoutu-" mes, d^ mœurs et du langage destinés à subir des changemens divers avec les besoins des sociétés , dont ils ne sont que- l'expression? Est-il tel dans un temps donné? doit-il différer dans un autre ? nous ne le croyons