DAWS LES ARTS
Tesprit de la jeunesse; si elle ne puise pas la science de Thoninic^social dans les collèges , dans les écoles de droit , dans celles des arts , «lie la prendra ailleurs ; elle s'instruira avec le désaveu de son gouvernement, et presque comme on commet un acte séditieux ; il lui semblera s'emparer ainsi d'un poste« Ce n'est pas là ce que veut Tordre ; car , de la sorte on verrait se prolonger un é|at de défiance mutuelle, et, par conséquent de guerre sourde dans la société , jusqu'au moment où le pouvoir aurait le bon esprit de permettre ce qu'il ne saurait défendre, et de diriger la force qu'il ne lui est pas donné d'anéantir.
II. est bien difficile d'arrêter un peuple au milieu de ses destinées, quand il' y est poussé par l'esprit général de son siècle. Alors il ne reste en arriére que ceux qui ne peuvent marcher; mais pour dix traineurs qui suivent péniblement les bagages , oii voit le corps de la nation s'avancer noblement dans la route que hii ont tracée son caractère et sa fortune. Si Rome ancienne doit gouverner le monde , elle y parviendra avec son sénat , ses consuls et ses tribuns ; si Rome
Beaux-Arts. II. ^^
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moderne doit réclaifer ; si , rallumant ie fiambeau des scientes , elle doit recueillir Vhéritage des peuples qui, par elles, olit £iit le plus d'honneur a l'humanité , les troubles même de Tltalie favoriseront de teb destins. On yerra les Médicis populaires et magnifiques , les pontifes superbes avec les rois , mais familiers et aimables avec les artistes, donner à leurs sujets un régime réel de liberté , sous des formes de monarclwe absolue.
Qu'on nous le dise ! dans quels jours de la nouvelle Italie , la plume , le ciseau , le pinceau et le compas forent-ils moins chargés d'entraves que dans le siècle delà renaissance des arts? à quelle époque les avantages accidentels de la naissance , qui fait les princes, mais qui ne £Edt ni les artistes ni les gens de lettres , eurent-ils moins d'influence sur le sort des citoyens ? quand le mérite de rhomme d'étad , du poëte , de l'historien , du peintre et du sculpteur , pesèrent-ils davantage dans la balance de l'estime publique ? n'est-ce pas alors que les Sforce et les Ck>8mê maniaient l'épée des braves; que le Dante plongeait bardiment dans son enfer d'illustres crimi-