‹ Du beau dans les arts d'imitationChapitre 66 sur 76 · DU GÉNIE · texte numérisé non relu

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sa véritable valeur, ou qu'ils lui permettent au moins de la prendre. .

Qu'on ne vienne donc plus poser en principe que les arts s'occommodent assez bien du despotisme ! qu'on cesse de proférer cette parole propre à tuer le génie dans son germe, quand nous prouvons que partout les ttlens éminens et les âmes fortes n'appararent, parmi les bommes, que dans des jours de liberté ou immédiatement à leur suite, ou surent se créer une indépendance lors même qu'eOe fut refusée à leur siècle ! que Ton cesse également d'invoquer l'ignorance et les ténèbres comme auxiliaires du pouvoir ; car Ilgnorance dessèçbe le sol que le savoir fertiliserait, et les ténèbres, prises dans uu seosMral, agissent sur l'esprit des nations , canne les ténèbres nocturnes sur celui des en&ns! l'efSet des unes et des autres est de désarïner le courage ; mais pour contàmander à un troupeau de lâches, on ne porte pas une couronne. Qu'était, en effet, Rome avec son double diadème, sa grandeur des temps passés et son influence religieuse des temps modernes, lorsque les Français y sont entrés sous les ordres de leurs généraux ? Elc n'a-

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Vaît pas un peintre, pas un homme de lettres, pas un sculpteur; car le seul statuaire qu'elle ait possédé depuis le cavalier Bemin, le fameux Canova n'avait encore produit aucun de ses beaux ouvrages : tel était l'état de nullité de la reine du monde , quand le continent européen était comme dans l'enfantement d'un nouvel ordre de choses. Voyons à quoi son ignorance lui a été bonne au milieu du mouvement des esprits. Il est cer-* tain qu'à la première occupation de cette capitale ^par nos troupes , il li'existait dans sa vaste enceinte qu'un seul exemplaire de Voltaire : en a- 1 -elle été mieux à l'abrî d'une double y d'une triple invasion? Les dames romaines ont elles trouvé , dans leurs sbyres illettrés , des Camille disposés à repousser des Gaulois devenus plus habiles dans les arts de la paix et de la guerre ? et leurs sigisbés , sans énergie morale , étaientils préparés comme Manlius Capitolinus à sauver le Capitole ou à se parer de la dépouille de leurs ennemis comme le sauvage ' Maalius^Torquatus son aïeul f Non ,

' Le £b de ce dernier ayant , contre Tordre du camp ,

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un état qni se met en guerre ayec Iw lumières , par cela même cesse d'être une puissance; U apxiartîent au premier Tenu, à moins qu'on ne fasse rouler sa masse comme un torrent débordé sur. les campagnes; et c'est ce qu'on obtiendra difficilement d'un peuple vieilli sans institutions qui puissent au besoin l'enlever à sa mollesse. La corrnptiôn sans lumières est lé plus grand des fléaux qui puissent affliger Fespèce humaine; je ne sadie pas de termes assez hideusement énergiques dans la langue pour caractériser cet état. Ceux qui déclament violemment contre les vices du siècle , ne prennent pas

acceptiJ un d«?fi dont il sortit vainqueur , après avoir terrassé un des chefs de l'armëe ennemie , reçut de la maia de son pèrç la couronne qu'il «vait gagnée , et fat eovuyé ensuite à la mort , en punUion àç^ sa de'sobe'issance Qua»l on lit ces choses, on ne peut s empêcher de croire que la conduite dn premier des Brutus a eu une grande infloenee sur les mc8ur»de la république rona^ÎM. On a parle' beaucoup de la sëvérilé de ce consul . juge de ses pttipyes enfans qui s'étaient engagés à livrer aux Tarquins Rome avec ses magistrats ;' nous croyons qu'elle à été présente à la pensée de Manlius-Toi-qnatus , quand ià porta la fatale sentence contre son fils : mais certes, quoique exposée à plus de reproche*, la conduite de Brutus soffre dans Tfaistoire avec une bien meilleure justification.

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garde qu'ils argumentent, chez nous, en faveur de rinstruction.

La terre, et même tout autre planète, ne nous semble susceptible de porter à la fois qu'une seule espèce d'êtres dont Tintelligence ait reçu assez de développemens pour constituer une moralité;. du moins telle est notre opinion : mais nous nous sommes dit souvent que , si l'existence de créatures supérieures avait pu coïncider icir-bas avec la nôtre, c'est par un surcroit de lumières qu'elles fussent parvenues à nous soumettre à leur' empire y et non par un excédant de forces organiques. On se demandera comment alors un tel phénomène eût pu arriver à une réalité ? Nous le concevons sans peine : combien notre globe ne renferme-t-il pas de secrets faits pour devenir des leviers et des armes terribles entre les mains qui sauraient s'en saisir? Homère n'a point donné une statue colossale aux dieux , dans le combat qu'ils eurent à soutenir contre la race des géans : il les a seulement investis, par privilège , du droit de toucher au feu du ciel. Ce feu, c'est la science ; c'est David enfant, animé de l'esprit saint en présence de Goliath ; c'est

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Tétincelle électrique avec laquelle le duc de Chaulnes terrassait un boeuf ^.

* La plus forte machine électrique qu^on ait vue à Parts appartenait au duc de Ghalilnes. Il y a enyiroD qu»* rante ans qu« NoUet en » £ut m«ntion dans ses LêffM de phjsique.

»E l'école FHAKÇAISE. ^7^

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