‹ Du bleu de méthylène dans le traitement de l'urétrite et de la vaginite blennorrhagiquesChapitre 11 sur 14 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

(Communiquée spécialement par M. Predal, chef de chinique du docteur Desnos).

Üréthrite subaiguë. Traitement par le bleu de méthylène. Guérison.

Me..., 27 ans, comptable (avril 1895). Ge malade qui a contracté læ blennorrhagie en février 1893, fut soigné à cette époque à l'hôpital Necker, par les grands lavages au permanganate de potasse, selon la méthode du docteur Janet. L’écoulement fut tari aprè< vingt jours de ce traitement, qui fut ensuite suivi d'instillations au nitrate d'argent. :

Peu de temps et à la suite d'un coït suspect, l’écoulément fit sa réapparition à l’état subaiou. Il retourna

alors à l'hôpital, où on lui fit une nouvelle série d’ins-

tillations qui amenèrent du moins une guérison apparente, puisqu’après un excès de marche, l'écoulement se reproduisit, ce qui l'amena à se présentersalors à la clinique le 11 août 1893. :

À ce moment, il présentait un écoulement subaigu fournissant à peine quelques gouttes durant la journée

entière.

Le pus de cette goutte était Jaiteux, peu épais et

l'examen microscopique y révéla la présence de streptocoques, de quelques bactéries, mais sans qu’on puisse y trouver des gonocoques. Avant soumis ce malade à une série d’instillations au nitrate d’argent avec des solutions variant de ? à 5 °,, nous ne pûmes constater

d'effets notables.

role

Nous eùmes alors l’idée de recourir à d’autres substances telles que le sublimé et le sulfate de cuivre, et les résultats que nous obtinmes furent absolument identiques aux premiers.

Devant ces insuccès répétés, nous pratiquâmes des instillations avec une.solution de bleu de méthylène à 9 ‘0 dans le canal antérieur et dans l’urèthre prostatique. Après douze de ces instillations répétées tous les deux jours, la goutte disparut et le malade se maintint guéri.

En août 1895, ce malade nous revient, mais cette fois avec une blennorrhagie aigué très franche, dans le pus de laquelle nous trouvons de très nombreux gonocoques. Il n'avait point vu de goutte depuis sa guérison de 1893.

Le bleu de méthylène se trouvant à cette époque écarté du traitement à la clinique, à cause des inconvénients de sa puissance de coloration, nous soumettons le malade aux lavages de permanganate, à canal ouvert, avec une solution à 0.2571000.

Trois semaines de ce traitement ne nous ayant donné aucun résultat, nous recourons, sur la demande du malade, aux grands lavages faits cette fois avec le bleu de méthylène, à solution de 171000, et quinze jours après, l'écoulement était complètement tari.

Nous donnons ensuite quelques balsamiques, et, comme l'urine contenait quelques filaments, probablement dûs à infection de l’urèthre prostatique, nous faisons une série d’instillations suivant le procédé habi-

. tuel, avec une solution de bleu de méthylène à 5 ‘70.

LB IE Après dix instillations, les filaments avaient disparus. La guérison était évidente.

Page 1