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précédent. L’injection faite avec la même solution pure aurait pro duit un résultat identique,
L'examen microscopique montre les microbes colorés mais jouissant de leurs mouvements propres, même au bout de trois ou quatre jours. L'action de la matière colorante paraît s'exercer au bout d’un temps très court ; ils’agit d’une fixation chimique, d’une véritable teinture. La vitalité des microbes après un contact peu prolongé d’une solution faible ne semble pas atteinte ; c’est ainsi que les trois ballons de culture (staphylocoque, charbon, gonocoque) ont été additionnés de trente gouttes de bleu de méthylène, puis laissés en contact vingt-quatre heures, Si on réensemence des ballons neufs avec l’une de ces cultures colorées on obtient une culture nouvelle qui ne diffère en rien des cultures ordinaires.
MM. Hugounenq et Eraud en arrivent à conclure :
1° Le bleu de méthylène paraît s’opposer au développement des microbes étudiés ;
2° Il semble atténuer leur virulence sans atteindre leur vitalité, quand son action s'exerce en solution étendue et pendant un temps assez court. Mais si, au contraire, le contact du microbe et de la couleur se prolonge, si la solution se concentre, non seulement la virulence, mais encore la vitalité du microbe semblent frappées. |
D'après ces intéressantes recherches, on peut admettre que le bleu de méthylène a une action antiseptique incontestable et qu’à ce point de vue la médecine en peut tirer quelque profit.