MARCHE DES SOUSCRIPTEURS
A moins qu’humble violette parmi toutes les feuilles arrogantes du boulevard, le Matin ne dissimule les bienfaits dont il aurait comblé
1 Pour faire une équitable attribution des mérites du Ma- ■ tin à ses personnalités successives qui en eurent la responsabilité, les charges et le bénéfice, il faut se souvenir :
1“ Que le Matin a été fondé en 1883, par M. Edwards, beau-frère de M. Waldeck-Rousseau ;
2® Qu’il a été vendu en 1896 à MM. Henri Poidatz, Bunau- Varilla et C®. Dans cette première combinaison, M. Poidatz prit le titre d’administrateur et M. Varilla celui de direc-
notre époque, la patrie, les arts et rhumanité lui doivent principalement :
1° Le Théâtre lyrique.
2^ Le Transsaharien (mission Blanchet).
3° La participation financière à la mission Charcot.
4° Le Panama.
5° La marche de l’Armée.
6° La course d’Alger-Toulon.
7° Le concours des dirigeables.
8° Le banquet des mutualistes.
9° La fête des écoles.
teur. politique. — Le Matin avait alors ses bureaux, rue d’Argenteuil ;
3“ Qu’en 1897, au moment où vient d’être nommée la ocmmission parlementaire qui étudie le rôle des entrepreneurs du Panama, M. Varilla, préférant l’ai: de Londres à celui de la rue d’Argenteuil, abandonne sa direction à M. Poidatz qiai demeure le maître exclusif du journal.
4° Qu’en 1900, M. Poidatz met son journal en société anonyme. Il garde les deux tiers des actions, en cède pour six cent mille francs à M Bunau-Varilla qui redevient à la fois président du Conseil d’administration et directeur politique (1902) ;
5° Qu’à la fin de la guerre du Transvaal, MM. Poidatz et Varilla vendent, dans un intérêt patriotique, leur journal à un syndicat anglais représenté par M. Martin. Cette vente ne dure qu’un mois, le syndicat britannique l’ayant fait annuler pour erreur sur la marchandise et majoration de bilan ;
6° Qu’en fin 1903, Poidatz se retire définitivement et que M. Varilla, propriétaire de toutes les actions, se proclame autocrate. A partir de ce moment, il n’est plus ni administrateur, ni directeur, il est tout sans être rien et partout sans être nulle part. C’est M. Madeline, simple employé irresponsable et, d’ailleurs, personnellement fort honnête homme qui est désonnais chargé de toutes les responsabilités extérieures.
TOUTE LA LYRE
10° Le. nettoyage des Postes.
11° Le nettoyage des colonies, de la Chartreuse, et de Jeanne Weber.
12° Le nettoyage du vin, du lait, de la céiuse, etc.
Procédons par ordre.