THEATRE LYRIQUE
M. Poidatz ayant fait aux Folies-Dramatiques une coûteuse expérience du Théâtre populaire, voulut en faire profiter sa clientèle en créant au Château-d’Eau une entreprise de musique pour tous.
Le 11 septembre 1900, le Matin lançait une souscription nationale qui obtint aussitôt un succès de premier ordre, du moins pour ses organisateurs.
Le 12 septembre, il écrivait :
Nous le savions bien qu’on ne fait jamais en vain appel aux lecteurs du Matin quand il s’agit d’encourager une noble entreprise.
Soixante-trois mille cinq cents francs I telle est la récolte de cette première journée. Voilà qui est certes d’un heureux augure et qui montre de quelle passion pour l’assistance morale entre Français de toutes classes brûlent encore nos âmes.
C’est pour que les Parisiens peu fortunés puissent assister à de beaux et intelligents spectacles.; c’est pour qu’ils puissent applaudir, comme les heureux du monde, à des opéras célèbres ou à des drames illustres, que tout cet argent nous est généreusement apporté 1
Est-il plus éclatant témoignage de la solidarité qui nous unit tous, en dépit de nos divisions superficielles ?
Le 13, son enthousiasme redoublait en ces termes :