Brucke, id
4. Sclileicher, Compendium der vergleichenden Gram., 10, 14, 54, 79, 113,
diverses espèces de sons continus, qui en dérivent plus ou moins directement ; ce sont eux maintenant qu'il nous faut étudier. Je commencerai par les spirantes.
Spirantes. — EUes sont, comme les explosives, de trois espèces : gutturales, dentales et labiales.
1° Quand, au lieu de former complètement l'obstacle comme pour produire le k vélaire, on laisse un passage étroit à l'air, de manière qu'il glisse au-dessus de la langue et vienne frapper le palais mou, on fait entendre le son du ch allemand après a, 0, u, comme dans ach, Loch, ou du x des Grecs modernes dans les mots où il est suivi de l'une de ces voyelles, par exemple dans '/cpoç; je le désignerai par ■/. Si la langue a pris, sans former entièrement l'obstacle nécessaire à la production du k palatal, la position qu'elle occupe quand ce son se fait entendre, on a alors celui du ch allemand après ou avants, i, comme dans ich, Sichel, ou du -/ moderne dans les mots où il est suivi de l'une de ces vojelles, par exemple dans Z£''p; je le désignerai par y i .
Quand on rétrécit la glotte en faisant vibrer les cordes vocales au moment où on produirait le son y, au lieu de ce son on fait entendre celui du g, tel qu'on le prononce en bas-aUemand, par exemple dans lag (Luge), ou encore un son analogue à celui du V des Grecs modernes suivi de a, o, w, comme dans Ywvta ; je désignerai pour cela par v cette spirante du g vélaire. Fait-on, au contraire, résonner les cordes vocales au moment où les organes de la voix sont disposés pour produire la spirante Xp on fait entendre le son i consonne ou y, tel qu'on les prononce dans l'allemand Jahr, l'anglais yacht, le français yeux; je désignerai par y cette spirante du g palatale
2" Si on place la langue dans la position nécessaire pour former le son du t, mais sans fermer complètement le passage à l'air et en lui permettant, au contraire, de glisser entre la langue et le palais, de manière à venir frapper les dents, au lieu du son t on fait entendre celui de la spirante correspondante. Quand la langue est dans la position où se produit le t alvéolaire, c'est-àdire quand la pointe est appliquée contre les gencives, on a un son approchant de notre s dur pour lequel il est souvent employé, peut-être l'i sanscrit, rangé par les grammairiens dans la série des dentales ; quand, au contraire, elle se relève vers la partie la plus élevée du palais dans la position où se produit le t cacuminal, on a ce qui dut être le s cérébral de l'ancien sanscrit,