‹ Du c dans les langues romanesChapitre 117 sur 220 · G. F. AscoJi, Lezioni di foîiol. comp. p · texte numérisé non relu

G. F. AscoJi, Lezioni di foîiol. comp. p

4. Nous avons vu et nous verrons de nombreux exemples du dévelop-

exemple qui montre comment ces formes ont pu se substituer les unes aux autres, c'est ghettare (it. gettare) à côté duquel on rencontre gueitare et enfin le logoudorien bettare, la série des transformations est ainsi :

ghettare guettare gvettare bettare.

On expliquerait de même la formation des autres mots du sarde logoudorien ; pour le wallon aweie, au contraire, il faut mieux admettre, je crois, qu'après le changement de cl en il ou ez, Vu de eu se trouvant suivi, non plus d'une consonne, mais d'une voyelle, s'est, conformément à ce que j'ai dit précédemment, changé euv ovlWjCQ qui a donné la série de transformations

acuclam, acuité (acueie) a{c)veie aweie.

Pour awe, de avicam, on a eu probablement à la suite de la chute de i atone et de la transformation de u, la série :

avicam

avca

a{c)va

ave et awe.

Un cas reste à expliquer, c'est celui où <? ou ^ sont suivis d'une consonne qui ne tombe pas ; quand cette consonne est t ou n, le changement de la gutturale n'a pas moins lieu en roumain, en p ou /"dans le premier cas, en m dans le second. Il est difficile dans ces deux cas de supposer que u se soit développé après la gutturale, et il faut admettre, je crois, une transformation directe, sous l'influence de la consonne suivante, de la première en labiale ^

Telle est l'explication qu'on peut, je crois, donner de la substitution des labiales aux gutturales; tout autre est celle du remplacement des premières par les secondes. Dans les exemples comme ghihol de bubalum, ghitzel de vitellum, on peut supposer que le v initial ou ô = v s'est changé en g, transformation dont on retrouve des exemples dans toutes les langues romanes, ainsi guardare it. (wardôn), guivre v. fr. (viperam); mais dans ceux comme chiept roum., cocchia nap., la modification a été plus profonde et plus complexe ; il semble qu'ici il y a eu d'abord changement de Yi, qui s'est développé après p, en c, lequel,

pement de i après la gutturale et de son changement en c ; le dialecte sicilien en offre du développement de u après c ; ainsi quacina (*ca]cinam), quaciari (calcare), qiiadara (calidariam), quaseUa (calceam). Cf. Wentrup, Die sic. Mund. {Herrigs Archiv, XXV, 159). Mais peut-être ne fautil voir là que le résultat de la transposition des éléments de la diphthongue mi, issue do al transformé.

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