‹ Du c dans les langues romanesChapitre 135 sur 220 · Publiée par Fauriel, Paris · texte numérisé non relu

Publiée par Fauriel, Paris

2. Flamenca, publiée par Paul Meyer, in-S», Paris 1864. Le savant éditeur pense que ce poème a été composé entre 1220 et 1250; Bartsch, au contraire, le croit postérieur à cette dernière date.

3. Raynouard, Choix des poésies originales des Troubadours, \, 259. — Id. Lexique!, 515.

4. Layettes du trésor de l'École des chartes p. p. A. Teulet.

dans une charte albigeoise du même siècle (1211), donnée par la « Revue des Langues romanes » ^

Si la langue change au xiv* et surtout au xv® siècle, la gutturale n'en persiste pas moins le plus souvent comme par le passé ; c'est elle presque exclusivement qu'on rencontre dans la traduction du «Livre de Sydrac» et du « Livre des vices et des vertus», dans r « Evangile de Nicodème » et 1' « Evangile de l'enfance », ainsi que dans 1' « Histoire abrégée de la Bible » ; ch n'apparaît assez souvent que dans « Las Leys d'Amor » ; mais tout à la fin de cette période on voit ca persister presque seul encore dans le texte d'une Délibération de la commune de Tarascon et dans la « Canso de plang » , donnée par Bartsch à la fin de sa Chrestomathie provençale ; cependant des formes en ch apparaissent de temps en temps comme char amen, chins, dans le « Ludus sancti Jacob », écrit probablement en Provence. Faut-il voir là un effet de l'influence du français sur la langue d'oc ? Peut-être dans une certaine mesure ; mais je crois qu'il est difficile d'admettre que cette influence ait seule contribué à déterminer le changement de la gutturale vélaire en c, quand il a eu lieu, dans les dialectes parlés au Sud de la Loire, puisque je l'ai signalé dans les plus anciens monuments, écrits à une époque où la langue d'oïl ne pouvait exercer au loin une influence pareille sur le parler populaire. Le fait même de l'inégale transformation de la gutturale vélaire dans les dialectes provençaux et son affaiblissement évidemment postérieur en ts montrent qu'elle est due surtout à la force de développement propre à chacun d'eux.

Rien de plus divers, en effet, que les modifications de la gutturale dans les dialectes modernes du provençal ; dans le dialecte du Haut-Limousin, pour lequel je prends les poésies de Foucaud comme modèle, et dans la Basse-Auvergne elle se change régulièrement en ch, prononcé tch, en faisant toutefois très-peu entendre le son du t initial , mais dans le Bas-Lirnousin et la Haute-Auvergne elle s'est transformée en ts~ ; il en est de même en général dans le patois du Velay ; dans celui du Forez, au contraire, le c vélaire s'est changé en ch avec la même valeur 5 qu'en français-*; c'est aussi celle qu'il prend dans le dialecte dauphinois, tel que le montrent les « Poésies en patois du Dauphiné ^ cela a lieu parfois aussi en savoyard, mais plus souvent

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