‹ Du c dans les langues romanesChapitre 146 sur 220 · LAD. Q. V · texte numérisé non relu

LAD. Q. V

caldariam

zandaira

cameram

tsambra

sambra

campum(aniam)

zan

san

çampagna

cannabum

tsenevo

senevo

* captiam

çaza

carbonem

tserbon

sarbon

cardonem

zeirdon

tsardon

* casnum

zano

castellum

tsatté

satè

catenam

tsanna

seina

collum

ÇOl

cum

çon

mancare

mançar

peccare

peçà^

1. Bridol, id. — G. Pont, id. — Rivista di filolegia rom. 1, 99.— G.-J. Ascoli, Arch. glotiol. 1, p. 32G. — S'il faut en croire l'auteur des Origines du patois de la Tarentaise, — autorité malheureusement assez peu recoramandable, — c aurait parfois môme dans ce patois été remplacé par st, — qu'on rencontre d'ailleurs à la place de ts ou z dans les Poésies religieuses en langue d'oc, publiées par M. P. Meyer, — ou même par tst; ainsi standeila (candelam), tstagnet (castanetum).

IIP Changement du c enO et en 3, en f et en v.

Enfin au lieu de s'affaibliren s ouz, comme le c palatal encore, le c vélaire s'est changé en spirante dentale proprement dite 0 ou S dans les patois savoyards. Je n'en connais point d'exemple dans les dialectes suisses ou ladins. Comme pour le c palatal aussi, il est difficile de savoir quand la transformation a eu lieu en 0 ou o; souvent même la distinction n'est point faite entre ces deux sons, c'est ce qui a lieu par exemple dans le glossaire de l'abbé Pont, ou bien la valeur de la spirante change d'une commune à une autre ; ainsi le mot jambe se prononce presque indifféremment t/ia^nhe et dhambe ^ . Quoi qu'il en soit, le c vélaire initial paraît s'être transformé en th dans les mots :

LAT

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