‹ Du c dans les langues romanesChapitre 147 sur 220 · AT · texte numérisé non relu

AT

caballum

thevau Tar.

Ch.

calidum

tho Ch.

cammaram

thambera Tar. Ch

canem

thin

id.

capellum

thapé

id.

carbonem

tharbon ^.

id.

cattum

that

id.

t de même du c

médial dans :

collocare

cuthi Ch.

vaccam

vathe Ch.

Au contraire dh a fait place à c dans :

domenicam demêdhe Ch.

furcam fourdhe Maur.

manicam mandhe id.

* marcare mardhi Aix

plancam plandhe Maur.

vaccam

vadhe

id.

Ces dialectes ne sont pas les seuls où le c vélaire étymologique ait été remplacé par une spirante dentale ; d'après M. Beauchet-

1. C'est, ainsi qu'on me l'assure et que je l'ai remarqué, ce qui a lieu dans le patois des environs de Ghambéry et de la Savoie presque tout entière.

2. Nom de la taupe dans les environs de Ghambéry, du charbon dans la Tarentaise.

Filleau \ suivi par l'abbé Lalanne et L. Favre dans leurs glossaires du patois poitevin, on trouve quelques exemples de la substitution de 0 à c dans le patois de Melle. Ce fait apparaît même dans des mots où le c était primitivement suivi de o ou de u, et, circonstance singulière, dans les mêmes mots pour la plupart où il s'est changé en c dans le patois des Sables, et d'autres dialectes non poitevins, tels sont :

cor thieur

tchur

tcheur p.

*culare thieuler

tclmlotte

tchulotte N

qualem, quam thieuque

tchaque

? thieuvraille

Il faut voir là, je crois, une nouvelle preuve de la faculté prolongée qu'ont possédée les patois de développer des sons nouveaux ; le changement de la vélaire en la spirante dentale 0, en effet, est un fait évidemment assez récent, et qui a dû être précédé de sa transformation successive en c, ts, s, et ne peut être plus ancien que la modification analogue de la gutturale en espagnol.

Mais là ne se sont pas bornées les modifications du c vélaire ; ainsi le dialecte savoyard de la Maurienne, au lieu de le changer en G ou o, l'a remplacé par les spirantes labiales /et v, suivant qu'il a donné naissance à une sourde ou à une sonore, transformation qui s'explique d'ailleurs suffisamment par suite de la facilité avec laquelle se confondent les spirantes labiales et dentales proprement dites, et qui coexiste d'ailleurs, sinon dans les mêmes mots, du moins dans des mots analogues, avec les sons G et §. Voici quelques exemples que j'ai recueillis dernièrement en Savoie et de la bouche même d'un Mauriennais-.

canem lo fin

cattum lo fat.

2° V = c, au contraire,

cambam \avamba.

Cette modification peut aussi afiecter le c palatal, ainsi dans le même dialecte picem a donné peve. On trouve de même en hèsirnaiis parro fia (parrochiam)^. Ces formes doivent d'ailleurs

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