‹ Du c dans les langues romanesChapitre 151 sur 220 · P. 6 et 11. V. pi. haut p. 151, note · texte numérisé non relu

P. 6 et 11. V. pi. haut p. 151, note

2. Ensayo de una bibliotheca espanola de libros raros y curiosos, 2 vol. in-4''. Madr. 18G3, l, 857.

3. Gramaiica con reglas muy provechosas y necessarias para aprender la lengua francesa. — Vocabolarlo de los vocables que mas comunamenta.se sueien itsar,' faisant suite à la Gramaiica, in-12. En Alcala de Henarès, 15G5.

■4. Coloquios familiares tnuy convenientes. Anvers 156S, « xa, xe, xi, dit-il, correspondent à cha, che, chi. »

5. «Asiesmenester,dit-ilp. 12, que los queenseîïan leer y escrivir adviertanen que sus discipulos tengan entendido come liacedediferenciarde

dans la prononciation, et par conséquent, comme il attribue aussi à la ^ et à la^ la même valeur, g,Jeiœ commençaient alors à avoir le même son; mais quel était au juste ce son ? D'après la définition que Velasco en donnait deux ans après, il semble bien qu'il était déjà celui même que ces lettres ont aujourd'hui. « Forraase » , dit-il dans son « Orthographia y pronunciacion castellana », « con el medio de la lengua inclinada al principio del paladar, no apegada a el ni arrimada a los dientes, que es como los estrangeros la pronuncian^ » Le témoignage de Doergangk dans ses « Institutiones in linguam hispanicam » que j'ai déjà eu occasion de citer, ne laisse aucun doute à cet égard. « g, dit-il page 3, ante e et i effertur iitj longum, vel ut œ ante vel inter

vocales, vel ut c/i apud Germanos, ut mwprer, 7'egir quasi

mucher, rechir. . . » Et page 6 : « j consonans effertur ut x apud Grsecos vel ut ch apud Germanos, ut : hijo, hija, Juan, Jesu, quasi ï^o, t^a, Xoùav, Xéaou, Grsecè, vel hicho, hicha, C/nian, Chesu, Germanicè. »

Ainsi à la fin du xvf siècle, g, suivi de e, i, j et x avaient pris en espagnol le son du x, grec ou du ch allemand, mais on continua encore longtemps, du moins à l'étranger, de leur attribuer celui du ch français ; c'est ce que faisait encore en 1G08 Jean Saulnier dans son « Introduction en la langue espagnole par le moyen de la française » ; «ja,je, jy, jo, ju ; xa, xe, xy, œo, xu ; ge, gi, dit-il, se doivent prononcer comme en français. » Mais sans doute il ne faut voir là ou que l'impuissance de figurer un son qui n'existe pas dans notre langue, ou qu'un renseignement erroné, emprunté à la prononciation que donnent a la. jota et hVequis les habitants du Nord de l'Espagne, lesquels ne connaissaient pas alors et ignorent encore la spirante gutturale. « Catalauni et Arragones, remarquait Doergank, Gallis vicini, Gallicam pronunciationem retinent, et ge, gi spirant more Gallorum. » Mais, en 1610, C. Oudin définissait assez bien le son de la p', qu'il reconnaissait comme identique à celui de la j et de la x; « g devant c et i, dit-il, se prononce plus rudement qu'en notre langue, et se forme au palais de la bouche, repliant le bout de la langue en haut et la poussant vers le gosier. » Cependant, tant il est difficile pour un Français qui ne sait pas l'allemand, de trouver un point de comparaison pour la spirante

la a; a la « jota, porque muclias vezes lie visto descuydarse en esto que por escrivir Guadalaxara, dizen con j Guadalajara. » 1. Bargos 1582, p. 116 et 117, citée par Diez, Gramm. 1, 370.

espagnole, Oudin compromettait la définition assez exacte qu'il avait donnée, en ajoutant que la g avait dans ce cas « quelque affinité avec notre ch français » . De même il disait que les Espagnols prononçaient la Jota « quasi comme schota », bien qu'il ajoutât ce trait caractéristique de son véritable son, en « retournant la langue vers le haut du palais et en dedans de la gorge ». On voit par ce qui précède comment le nom du héros de Cervantes a dû se prononcer au xvi® siècle, comme nous le faisons encore, don Quichotte, tandis que les Espagnols disent aujourd'hui don Quijote ^

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