‹ Du c dans les langues romanesChapitre 162 sur 220 · Popular trealises on sciences, p · texte numérisé non relu

Popular trealises on sciences, p

a persiste, tantôt, mais moins souvent, représenté par ch ; ainsi dans les trois cents premiers vers on trouve c{k) treize fois, ch seulement onze fois. Quant au c palatal, comme dans l'Alexis, le Roland et le Voyage de Charlemagne, il y est d'ailleurs, ainsi que ti assibilé, représenté par ç, s onz. Dans son « Livre des Créatures », au contraire, le c vèlaire est beaucoup plus souvent remplacé par ch qu'il ne persiste ; dans les deux cents premiers vers on ne rencontre c que deux fois dans capitles v. 87 et 104 ; c^ apparaît onze fois ; mais il faut dire que qui est le plus souvent écrit chi dans ce texte, ce qui peut faire hésiter sur la valeur exacte du signe ch et qu'on trouve même, nouvelle cause d'incertitude, car (quare) écrit char v. 124 et 148, bien que la vélaire représentée par q ait persisté dans tous les dialectes française Une autre particularité de ce texte, c'est qu'il offre, rarement il est vrai, ch à la place du c palatal ; ainsi icho v. 6, chest v. 31. Si l'on s'en rapporte à M. Ed. Mail ", c'est ch qu'on rencontre le plus souvent dans le « Comput » à la place du c vélaire suivi àe a ; c n'aurait persisté d'après lui qvi eœceptionnelletnent dans les mots candelur, capitle, carpent, trencantes ; c'est au contraire, ce qui n'a rien qui doive surprendre, la forme ordinaire du mot kalende , qu'on trouve cependant écrit une fois chalendes (G 1123). Le c palatal et ti transformés ne sont représentés que par c ovlS {z) .

Après les œuvres de Philippe de Thaon prennent place celles de R. Wace, le « Roman de Brut » et le « Roman de Rou ». Le texte du premier, tel que l'a donné Le Roux de Lincy d'après le manuscrit 1450 fonds français delà Bibliothèque nationale^, nous montre le c vélaire persistant plus souvent qu'il ne se change en ch ; dans les cinq cents premiers vers, on trouve vingt-six mots où il persiste, dix-sept seulement où il a fait place à ch. On rencontre aussi cette dernière forme à la place du c palatal dans enforchier v, 215 et chertainement v. 1748 ; mais elle est bien plus commune dans le manuscrit 7515 ^'^ Colbert, 1416 nouveau fonds français de la Bibliothèque nationale, ainsi qu'on peut en juger par ces deux vers éminemment normands :

Cheelement nièce Lavine 0 lui coucha : celle conchut.

1. Une autre raison qui enlève à ce texte une partie de sa valeur pour l'étude à laquelle je me livre, c'est qu'il est anglo-normand et non normand.

2. Li cumpoz Philipe de Thaiin hgg. von D' Ed. Mail, in- 18. Strasbourg, 1863, p. 92 et 93.

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