Gram. vet. P
s expriment presque dans les mêmes termes. Cependant d'autres grammairiens pensaient qu'il fallait au moins conserver q devant u : « Duras et illa (littera) syllabas facit, lit-on dans Quintilien*, quae ad conjungendas demum subjectas sibi vocales est utilis, alias supervacua, ut equos, liac et equum scribimus. » Ce fut même là l'orthographe qui tendit à prévaloir toutes les fois que Vu fut suivi d'une autre voyelle; « q vero, remarque Sergius dans son traité de littera, quam antiqui, quotiens u sequebatur, prseponebant, praesenti usu tune cum post u aliqua ex vocalibus fuerit secuta, prseponi débet, ut quando, quendam, quia, et juxta antiques equs; alias enim per c non per q scribendum est, ut cwr, cum^. » Pompeius^, dans son commentaire sur Donat, ServiusS Charisius^, etc., tiennent le même langage. Cette règle devait mettre fin aux manières d'écrire telles que pequnia, qura, etc., en usage du temps de la république, mais elle ne fixa pas cependant d'une manière définitive l'emploi du q. L'étymologie à laquelle on eut recours ne fut pas non plus un sûr moyen de se fixer à cet égard ; les mots en quus offrent un exemple curieux de l'incertitude orthographique qui régnait parfois au sujet de c et de q, considérés comme signes de la gutturale tenue. A une époque où la règle donnée par Sergius et Pompeius, etc., n'était pas formulée, ou n'avait pas encore force de loi, on avait supprimé un des deux u de cette désinence, tout en conservant le q, et l'on écrivait ainsi equs, coqus, etc. Plus tard, quand on l'appliqua, on eut ecus, cocus, etc. Mais alors on avait à côté de cocus, écrit avec c, coquere écrit avec q; des grammairiens n'hésitèrent pas à proposer, pour faire disparaître cette anomalie, d'écrire aussi cocere avec c, ce que permettait d'ailleurs la prononciation actuelle du c^. Néanmoins cette orthographe fut le plus souvent combattue : « equs non ecus,