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CHAPITRE IV

DU GROUPE se.

Ce groupe d'origine latine n'a pas été traité de la même manière suivant qu'il se trouve au commencement, au milieu ou à la fin des mots ; il convient donc de l'étudier séparément dans chacun de ces cas.

r se initial.

se et en général la combinaison de s et d'une sourde si commune en latin au commencement des mots * répugnait, à ce qu'il semble, à l'oreille des populations romanes ; elles la modifièrent en y préposant la voyelle i, la mieux appropriée pour se joindre à s. Cette modification apparaît de bonne heure dans les anciens monuments latins ; on a relevé dès le iv® siècle les exemples istatmn et ispirito ; on trouve aussi dans un manuscrit de Gains du vf siècle Istichum pour Stichum, et Lachmann a recueilli de nombreux cas de cette jjréposition de i ou hi et même de in à se, sp et st dans les manuscrits de l'époque suivante. On la retrouve fréquemment encore dans les inscriptions ; Diez cite Ismaragdus, Istefanu, Ispeti pour Spei ^. Dans les cliartes on la rencontre encore plus souvent, surtout à partir de la fin du vn« siècle, que le mot qui précède finisse d'ailleurs par une voyelle ou par une consonne, peu importe; seulement dans les langues du double groupe occidental Vi prosthétique, suivant une tendance commune à ces idiomes, s'est affaibli de bonne heure en e. Voici quelques exemples de cette modification :

1° Dans les chartes italiennes.

inistituere

Mur

. Antiq.

dote ista istavile

id.

id.

id. id.

esse istituimus

id.

id.

id. id.

David iscrivere

id.

id.

id. ' id.

notarium iscrivere

id.

id.

notario iserivere

id.

id.

1. s est pourtant dans ce cas tombé dans un assez grand nombre de mots. Cf. Cors. Ausspr., 1, 277.

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