Cf. Diez, Gram. I
Istaipertumiscrivere id. id. 1014 (a. 777).
Teudipert iscrivere id. id. 1015 (a. 783).
Iscripsi id. id. 1020 (a. 816).
interfui escavino Hist. pat. mon. I, 19 (a. 827).
2° Dans les chartes espagnoles.
habita vit Esperandus Esp. sagr. XVIII, 306 (a. 773). Silo Rnc eseriptura id. id. 307 id.
Ds. Esperauta aba id. id. id. id.
3° Dans les chartes françaises.
fiant istabilis Bréq. Diplomata, n. 222 (a. 657).
eus estodiant id. 339 (a. 695).
potuerit esperare id. 406 (a. 716).
û.vïmidl\& estodium id. 409 id.
pro estabilitate id. 442 (a. 723).
nuncupante Ististolas Mab. De re dipl. 497 (a. 770).
permaniat istibulatione id. id. id.
suos escapinios id. 501 (a. 782).
Le roumain excepté, — ce qui montre qu'elle est postérieure à la séparation des deux empires, — cette préposition de i ou e k s suivie d'une sourde se retrouve dans tous les idiomes romans * ; toutefois en italien on ne la retrouve aujourd'liui qu'après non, con, in, per, c'est-à-dire après les seuls mots de cette langue qui se terminent par une consonne, par exemple non iscagliare, la scaglia ; mais le sarde logoudorien l'emploie dans tous les cas, ainsi ; la iscalla, la istella, etc. Ce fait et la présence de i prosthétique dans les anciennes chartes italiennes semble bien indiquer qu'il en a été d'abord de même partout et toujours dans la Péninsule, et que plus tard seulement on est revenu à la forme latine primitive, excepté après les quatre mots ci-dessus, où une raison d'euphonie a fait conserver cet i, tombé partout ailleurs. Il y a plus, preuve évidente d'une tendance nouvelle de la laogue, difficile à suivre et à expliquer, mais qui remonte probablement à l'époque où en se constituant définitivement elle perdit les consonnes finales, cette suppression s'est même étendue en italien à e et i étymologiques qui ont disparu comme Vi prosthétique devant s suivie d'une muette, et ce groupe est ainsi devenu une des initiales les plus communes de l'italien. Par contre dansle double
1. Le roumanche toutefois n'en fait plus usage ; ainsi on trouve dans cette langue scalzar, sforzar, spada, etc.
groupe occidental, il est constamment précédé de i, affaibli en e, affaiblissement qui apparaît déjà, nous l'avons vu, dans les monuments latins du viif siècle. Le provençal présente cependant quelques cas de conservation de i, de même qu'on trouve dans cette langue et dans les monuments les plus anciens de l'espagnol, du portugais et du français quelques exemples de mots privés d'e prosthétique ; ainsi ferma speranza, liscudier, etc. en provençal ; Spidios' PC. v. 226, sediellos sperando id.2249 en espagnol; spadoa, stado SR. en portugais; enfin en français une spède EuL, laspose Al. 21, 2 ; 22, 3, etc. ; laspéeliR. II, 1, etc. ^ Mais ce ne sont là toutefois que des formes exceptionnelles et <? a fini par être préposé dans les mots d'origine populaire à s initiale suivie d'une muette.
Examinons le cas particulier où cette muette est c; il peut se faire alors que se soit suivi d'une des voyelles a, o, u ou d'une liquide, c'est-à-dire que c soit vélaire, ou bien de e ou de i, c'est-à-dire qu'il soit palatal.
a) Dans le premier cas c est traité comme s'il était seul. Exemples :
LAT
ESP
PG
PR