‹ Du c dans les langues romanesChapitre 216 sur 220 · DIAL. PRO · texte numérisé non relu

DIAL. PRO

dictum

gig Ob

dit E.

digio V.

ditt

dich

di rectum

dreg

dret

drech

faclum

faig

fat

fagio V.

fait tir.

fach

*laclem

laig

lai

lac

latt tir.

lag

lectum

le^C

lett

let^

lett tir.

noctem

noig

nott

noc

not tir.

nueich

* peclum

pec

peitre gén

Il faut remarquer la forme peitre du dialecte genevois à côté du vieux français pu, la première vient d'un type *pectorem, la seconde de pectus, pr. peitz. Une transformation qui mérite encore de fixer l'attention est celle de * pectinem ; elle nous montre et réduit à i dans l'espagnol peme et le francsLis peigne, à ^, au contraire, dans le portugais joen^ew/, et en même temps l'épenthèse de n dans ce mot et dans le provençal penche.

Dans tous les exemples qui précèdent, et était étymologique ; on trouve bien, à ce qu'il semble, un groupe roman dans plac{i)tum. Mais plac{i)tum aurait donné la série plaeitum, plazido, d'où plazdo en espagnol et en italien, quelque chose comme plas en français et en provençal ; plac'tum, au contraire, formé sans doute par analogie avec faetum, flctum, etc., a donné comme ces participes par le changement de et en it dans le double groupe occidental, esp. -pg.pleito, v. fr. plait et piato en italien ^ depiaito par la chute du second zsous l'influence du

1. Blond. Saggio, pass. — Ascoli, Saggi ladini, id. — Muss. Darst. der altmail. Mund.

2. V. pi. h. Liv. JI, ctî. IX. - Cf. Diez, Gram. I, 256. — M. Ascoli (Arch. 1, 80) vient de proposer une autre explication; il suppose que l'i persistant le c se change successivement en g et en y{i), mais g, je l'ai déjà dit, se change en z et non pas en y, et d'ailleurs on aurait, en admettant cette transformation, au moins dans le groupe du Sud-Ouest la série

plaeitum plagido play(i)do plaida,

attendu que t entre deux voyelles s'y change toujours en d, tandis que nous y trouvons la forme pleilo, et

plaeitum pla'Uido play{i)do plai

en français, puisque t entre deux voyelles y tombe, ainsi que les voyelles posttoniques. Quant à la présence d'un seul t dans piato, elle

premier, comme le montre la forme plaito, qu'on trouve dans une charte de 827 : (venissent va plaito R. comiti.)^

tient à ce qu'il n'y a pas eu assimilation, mais changement de c en i suivi de la chute de ce dernier.

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