‹ Du c dans les langues romanesChapitre 23 sur 220 · Ritschl, Mon. epigr., XXXVII. —Cors., id., l · texte numérisé non relu

Ritschl, Mon. epigr., XXXVII. —Cors., id., l

prises l'une pour l'autre. Dans beaucoup de mots latins aussi le g n'est pas étymologique, mais provient de l'affaiblissement de la tenue c = •/. gr. ou du moins en tient lieu. Ceci devient évident quand on compare les mots :

gloria

duo, vXùu)

gobius

xw^t'oç

grabatus

xpi^atoç

Gnossus

Kvwaaoç

gubernator

xujSspvTp.irT);

Saguntum

ZixuvOo;

triginta

TptaxovTa

vigesimus

vicesimus

quadringenti, quingenti, etc., centum Ixatov.

Ce penchant de la langue s'était manifesté de bonne heure dans la formation des mots; c'est ce que montrent clairement les noms de nombre ; il apparaît d'une manière non moins évidente dans les composés, ainsi : negotium {nec-otium), neglego (nec-lego), singulus [sin-cu-lus), ningulus pour ninculus (Festus, 177)1.

Cependant cette tendance de la gutturale sourde à se changer en sonore, après s'être manifestée ainsi dans les premiers temps de la langue, s'arrête et reste, en quelque sorte, stationnaire pendant plusieurs siècles; elle devait reparaître dans toute sa force à l'époque de la décadence de la langue littéraire et de la prédominance du parler vulgaire, et nous en verrons l'action incessante surtout dans la formation des langues du double groupe occidental.

Nous avons vu que c représentait originairement la gutturale sonore, tandis que k était le signe de la sourde, mais que, la différence entre les deux sons s' étant obscurcie, k devint presque hors d'usage, et c désigna à la fois les deux gutturales. Nous avons vu aussi qu'à l'époque de la première guerre punique, le besoin s'étant fait sentir de distinguer de nouveau les deux gutturales, on prit c pour signe de la sourde, et on inventa g pour représenter la sonore, rôle que conservèrent désormais ces deux lettres pendant toute la durée de la langue latine, abstraction

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