Cors., id. I
taite des modifications que purent recevoir les sons qu'elles représentaient. Mais de ce que la lettre c représentait d'abord la sonore, il en résulta qu'on conserva encore dans de vieilles inscriptions l'usage de cette lettre pour la figurer, alors que ce son avait déjà pour signe habituel g^. C continua même toujours de s'écrire pour g dans les abréviations ; ainsi C et Cn pour Gaius et Gneus^; Marins Victorinus mentionne encore les formes archaïques Cabino, lece, acna ^. Les restaurateurs de la colonne rostrale, au temps de Claude, suivirent encore l'ancienne orthographe dans les mots lecione, ynacistratos , exfociont, pucnandod, cartacinienses"^. Toutefois, ce sont là des cas isolés, et, pendant cinq à six siècles, on distingua sans peine le rôle du c et du g dans l'orthographe latine. Mais quelle fut, à vrai dire, pendant cette période, c'est-à-dire depuis l'invention de la sonore g jusqu'à la division définitive de l'empire, la prononciation du c?
Ce son était, dans tous les cas, celui de la gutturale sourde k que c avait remplacé et qu'on employait quelquefois encore concurremment avec lui, c'est-à-dire celui de la gutturale sourde, palatale ou vélaire, suivant que la voyelle suivante était e ou i, ou bien encore a, o ou u. Les inscriptions des premiers temps de la république Keri, Dekem{bres) relevées par Mommsen et Ritschl, les transcriptions Aecetiai pour Aequitiae et Cinti pour Quintius, où qu ne peut représenter que le son de la gutturale sourde, en sont une preuve directe. Les transcriptions, faites plus tard en caractères grecs, de mots latins montrent aussi indirectement la persistance du son guttural dans tous les cas. Ainsi :
Kyjvcov, KIXaoç, Inscrip. grœc, ii, 3497, 3751.
KsvTupia, Bull. delV Inst. Rom., 1867, p. 17.
n(x£VT£ç (Strab.-Polyb., m, 86).
Ktpxaiou (Strab.).
K'.yipwv (Plut., Cic. vita).
IlaTpaîouç (Plut., Rom. vita).
De même les Romains rendaient le y. grec par c. Exemples : Cecrops, Ciliœ, Cybele, Cimon, Cineas, etc.