‹ Du c dans les langues romanesChapitre 25 sur 220 · Ritschl Priscx lai. monum. 82, 83. — Corssen, id · texte numérisé non relu

Ritschl Priscx lai. monum. 82, 83. — Corssen, id

Ainsi il n'y a pas de difficulté pour l'époque de la République et pour les premiers temps de l'Empire; en fut-il encore de même dans les siècles suivants ? On peut déjà conclure du silence des grammairiens des quatre premiers siècles de l'ère chrétienne que c conservait vraisemblablement encore à cette époque, dans tous les cas, sa valeur gutturale ; aucun ne pai'le de modifications déterminées dans le son du c par la nature de la voyelle suivante, et cette circonstance aussi que la plupart d'entre eux considéraient les gutturales k eX q comme superflues, attendu que c pouvait en tenir lieu, montre bien que cette dernière lettre ne pouvait avoir qu'un son guttural. Ce son, d'ailleurs, est le seul qu'ils lui attribuent dans tous les cas. Cette manière de voir est d'ailleurs pleinement confirmée par la substitution de g à c dans les mots hujusque pour hujusce, Paquius pour pacius, Proquilia pour Procilia \ laquelle ne saurait s'expliquer que par la valeur identique de c et de q, et qu'autant dès lors que c avait encore conservé un son guttural devant e et i. On trouve même cette substitution dans une charte de Ravenne de 650, dans le mot quaimenio pour caemento ^, ce qui reporterait beaucoup plus loin encore la persistance de la valeur gutturale de c.

Une autre preuve est fournie par les inscriptions du temps. On a trouvé dans les catacombes de Rome les transcriptions en caractères grecs suivantes :

Tcaxe (pace), Roma subt., A ring., ii, p. 121.

7C£px,£T:T0(; (perceptus), id., id.

et les archives de Ravenne du vi® et du vif siècle offrent de nombreux exemples du même genre ; ainsi :

Sexet (decem), Mar. Pap. dipL, cxiv, 96 (vi« siècle

SwvaTpixt (donatrici),

Fevexeiavi (Geniciani),

xi6tTaT£ (civitate),

xpouxe; (cruces),

çae-c (fecit),

çsixaepoufA (fecerunt),

izctv.eiifiY.oç (pacificus),

Pou(5Tiy,£tava (Rusticiana) ,

Page 1