‹ Du c dans les langues romanesChapitre 26 sur 220 · Maffei, cité par Diez Gr. l · texte numérisé non relu

Maffei, cité par Diez Gr. l

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xciii, 86 (

id.

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cxxir, 78 (

id.

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xcn, 18 (

id.

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xciii, 87 (

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id. (

id.

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cxxn, 81 (

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id. 79 (

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TïevîsTpixai (venditrice) , id.,

^ixeBwixevov (vicedomium), id., ouvxeiapiou[A (unciarium), id.,

id. id. (

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xcm, 90 (

id.

cxxn, 78 (

id.

Jamais, par contre, le c n'est rendu par î^, tî;, a ou ccr, devant e ou i, comme cela eut lieu plus tard ; donc, à l'époque lombarde, c avait encore, devant e ou i, le son guttural en Italie, ou du moins ce son n'avait point encore été universellement remplacé par le son c ou ts qui finit, comme nous le verrons, par s'y substituer. Cette conclusion trouve un nouvel appui dans cette circonstance que le sarde logoudorien a jusqu'à aujourd'hui conservé, dans un grand nombre de cas, à la gutturale palatale aussi bien qu'à la vélaire, sa valeur originelle ; ce qui semble bien indiquer qu'au moment de la séparation politique de la Sardaigne et de l'Italie, le c avait encore, devant toutes les voyelles, sa prononciation gutturale, et que, par suite, on disait alors dans la péninsule, comme aujourd'hui encore dans le terrritoire de Logudoro, kera, fekit, ce qui est l'orthographe même des archives de Ravenne.

Une troisième preuve, enfin, de la persistance du son guttural du c à cette époque nous est donnée par les emprunts faits alors par les langues étrangères au latin. Les rapports fréquents des Germains avec l'empire déterminèrent l'introduction dans l'ancien allemand de mots latins qui durent y être représentés par des sons équivalents ; or, on trouve dans le gothique les mots akeit (acefum), faskja {fascia), karkara {carcery, nouvel haut allemand kerker, et dans la langue actuelle les mots kaiser {Caesa?-), keller (cellarium), key^hel [cerefolium), kicher (cicer), kirsche {cerasus), kiste (cista), dont l'introduction remonte à une époque très-reculée ^. Or, ces mots montrent que le c latin suivi de e ou de i devait, au moment de leur admission dans l'ancien allemand, se prononcer k ; hypothèse confirmée par cette circonstance que dans les mots d'adoption plus récente le c latin, au contraire, est représenté par z ; par exemple ^e//er (cella), zepter {sceptrum). Les emprunts faits par l'anglo-saxon au latin, à la tin du vi^ siècle de notre ère, nous amènent à la même conclusion ; les missionnaires romains de la Grande-Bretagne ont rendu, en efiet, purement et simple-

1. Cf. Gorssen. id. 1, 48 et 49. — Diez id. 1, 205. 2.- Ulfllas, Bibelubers. Me. 15, 36. — Joh. 11, 44. 3. Diez, Gr. I, 250. — Cors., id. I, 45 et 60.

Mt. h, 25, etc.

ment la gutturale sourde de l'anglo-saxon par un c latin ; ainsi : cène {audax), cild {in fans), cyning {reœ)^\ donc ils reconnaissaient à celui-ci la même valeur qu'à la première, c'est-àdire le son de k.

Il ressort de ce qui précède qu'au v® siècle et probablement même au vi® siècle de notre ère, le c palatal avait encore, comme le c vélaire, un son guttural, ou que du moins c'était encore à cette époque la prononciation généralement usitée ^.

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