CH
L'alphabet latin ne renfermait pas de signe correspondant au X pas plus qu'au ç et au 8 ; quand l'introduction de mots grecs dans la langue rendit nécessaire d'exprimer ces sons, on les représenta par la muette correspondante suivie de fi, c'est-à-dire par ch, ph, th. Ces signes, cependant, ne furent pas usités uniquement dans les mots grecs, on s'en servit aussi dans certains mots d'origine latine, et il semble que l'aspiration des consonnes inconnue jusque-là dans la langue s'y acclimata et s'y développa, et que l'usage en devint fréquent vers la fin du vii^ siècle de Rome ; c'est ce qu'il faut conclure du passage suivant de Cicéron : « Quin ego ipse, cum scirem ita majores locutos esse, ut nusquam, nisi in vocali, aspiratione uterentur, loquebar sic ut pulcros, Cetegos, triumpos. Kart a ginem dicerem : aliquando, idque sero, convitio aurium cum extorta mihi veritas esset, usum loquendi populo concessi, scientiam mihi reservari. Orcivios tamem et Matones, Otones, Caepiones, sepulcra, coronas, lacrimas dicimus, quiaper aurium judicium licet ^. » Mais nonseulement l'aspiration, en particulier après c, fut dès lors d'un