‹ Du c dans les langues romanesChapitre 54 sur 220 · Gramm. lut. V, 286 K · texte numérisé non relu

Gramm. lut. V, 286 K

3. Gramm. lut. V, 395 K. Le défaut contre lequel Gonsentius s'élève

nihil de média syllaba infringant. Grseci contra, uM non debent infringere, de sono ejus infringunt, ut, cum dicunt Ojjthnum, mediam syllabam ita sonent quasi, post t, z grsecum ammisceant. » — « Cum justitia z litterse sonum exprimat, tamen quia latinum est per t scribendum est, sicut militia, malitia, nequitia et caetera similia, » disait à son tour, à la fin du vf ou au commencement du vip siècle, Isidore de Séville K Ainsi, d'après Pompeius, ti suivi d'une autre voyelle avait un son sifflant, et d'après Consentius et Isidore de Séville, ce son était analogue à celui du Z, grec, c'est-à-dire à ts ou dz.

Ces témoignages si positifs se trouvent encore confirmés par les transcriptions grecques des mots latins au vf et vii^ siècle ; ti, qui sous l'empire était représenté par xt, — ainsi Mapxioç {Martius) Roxovxtoç ( VocontiusJ, — l'est maintenant par C^ ; on lit dans les Chartes de Ravenne :

3o)vaCto(v£), SwvaÇiovcii, Mar. Pap. dip. xciii, 83, 89.

Bovax^iovEç id. ex, 9.

axxî^to id, ex, 18.

xopsî^ovs id. xeiii, 83^.

On trouve également dans les Chartes de Naples le gothique Kautsjôn pour cautionem. Enfin les inscriptions latines de la même époque nous offrent plus d'un exemple de cette transformation du t suivi de i et d'une autre voyelle. On trouve peutêtre dès le iv^ siècle Constanzii, Tezianus, qui nous montrent le t de ti suivi d'une autre voyelle remplacé par z, avec persistance de Vi atone ^. A la place de tzi ou zi, des inscriptions donnent 5^, par exemple Volcasius, Vessius (Renier), Voconsius (Steiner), nunsius (Fabr.), observasione (Leblant, Lyon, v« siècle), Marsius (Pard. 670 ap. J.-C), etc. Dans d'autres, au contraire, i disparaît, et ti est par conséquent remplacé par tz, ts, z ou zz ; ainsi Caritze, Bonizza, Costantso et Cos-

n'était autre que Viotacisme, signalé aussi par Pompeius : « lotacismi

fît iioc vitium, quotiens post ii vel di syllabam sequitur vocalis, si non sibilus sit. Non debemus dicere ita, quemadmod um scribitur, Jï7ms, sed TUsius.Ev%o si volueris ti velrfi. noli, quemadmodum scribitur, proferre, sed sibilo profer. » (Id., V, 280.)

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