V. Borm
pulicem —
— pulixi
1. Cf. Littré. Dict. s. v. Dans ce qui précède je n'ai parlé que de la palatale d'origine latine, la palatale d'origine germanique a été traitée tout autrement et, ou elle a persisté, ou, comme la spirante de même ordre, elle s'est changée en ch, ainsi : déchirer (skerran), échine (skina), eschielle v- (skella), hache (hacke), 7-iche (rîchi), tricher (trekken).
2. Cette seconde supposition acquiert un degré de vraisemblance d'autant plus grand qu'on rencontre les deux formes s et z parfois dans le même mot, ainsi cros, plur. crozes, lars et larzi dans le ladin d'Ampezzo, piazer et pias dans celui du val de Fassa.
racemum
tacere
vicinum
vincere
vocem
— ruzm tazair b. e. te^er
— veHn
— venzer
— biœinu, veœin gën.
— boœe, etc.^
Cette forme z commune dans les langues du groupe du Nord- Ouest comme modification de la gutturale vélaire ne s'y substitue que très-exceptionnellement à la gutturale palatale, — par exemple en berrichon pege (picem) , ugé (aucellum) dans le Jura, auge dans les Vosges, oujà à Namur, forges (forflces) en normand, en tarin regin, vegin, à côté de resin, vesin; — ces langues, ainsi que celles du Sud-Ouest, ne connaissent véritablement, si Ton en excepte quelques dialectes, que la transformation du c palatal en ts et en ses dérivés ; c'est de ces modifications du c qu'il me faut maintenant parler.