‹ Du c dans les langues romanesChapitre 75 sur 220 · V. Borm · texte numérisé non relu

V. Borm

pulicem —

— pulixi

1. Cf. Littré. Dict. s. v. Dans ce qui précède je n'ai parlé que de la palatale d'origine latine, la palatale d'origine germanique a été traitée tout autrement et, ou elle a persisté, ou, comme la spirante de même ordre, elle s'est changée en ch, ainsi : déchirer (skerran), échine (skina), eschielle v- (skella), hache (hacke), 7-iche (rîchi), tricher (trekken).

2. Cette seconde supposition acquiert un degré de vraisemblance d'autant plus grand qu'on rencontre les deux formes s et z parfois dans le même mot, ainsi cros, plur. crozes, lars et larzi dans le ladin d'Ampezzo, piazer et pias dans celui du val de Fassa.

racemum

tacere

vicinum

vincere

vocem

— ruzm tazair b. e. te^er

— veHn

— venzer

— biœinu, veœin gën.

— boœe, etc.^

Cette forme z commune dans les langues du groupe du Nord- Ouest comme modification de la gutturale vélaire ne s'y substitue que très-exceptionnellement à la gutturale palatale, — par exemple en berrichon pege (picem) , ugé (aucellum) dans le Jura, auge dans les Vosges, oujà à Namur, forges (forflces) en normand, en tarin regin, vegin, à côté de resin, vesin; — ces langues, ainsi que celles du Sud-Ouest, ne connaissent véritablement, si Ton en excepte quelques dialectes, que la transformation du c palatal en ts et en ses dérivés ; c'est de ces modifications du c qu'il me faut maintenant parler.

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