CHANGEMENT DU C PALATAL EN TS ET DZ
La transformation du c en ts est fréquente : on la rencontre dans les langues slaves qui l'appliquent au c vélaire, comme au c palatal ; ainsi en slavonc^rz, abréviation decè5«n(ca3sarem), rosse tsar ; cvetû (fleur) en slavon, à côté du tchèque kvet ^ . ts est aussi le son que le c palatal a pris souvent dans le néerlandais et déjà dans l'ancien frison; ainsi : tzierke fr. tsierke n. (s. circe), tzieseîv. (v. fr. kiasa) ; tsierl n. (a. s. ceorl.) ^. Mais quoique ts apparaisse ainsi comme la transformation directe du k primitif ; il n'y faut voir néanmoins qu'un affaiblissement du son plus complexe c, qui d'ailleurs subsiste soit seul, soit à côté de ts, dans plusieurs idiomes de la même famille ; ainsi le slavon connaît à la fois c, — par exemple dans crûvï, sanscrit krmis (ver), — et c {ts); — par exemple dans cvetû. — De même à côté du frison tzierke, néerlandais tsierke, on a l'anglais church ; au fr. tziese correspond l'ang. c/^oo■se, aunéerl. tsiev'l, churl. Les idiomes romans, comme nous le savons, possèdent aussi les deux formes ; ainsi l'italien et le dialecte roumain du Nord ont