‹ Du c dans les langues romanesChapitre 87 sur 220 · En ceaus qui serchoient les guerres, B. Chr · texte numérisé non relu

En ceaus qui serchoient les guerres, B. Chr

2. Mais ce qui est plus étrange, on trouve dans cette même vie de Grégoire c substitué à s; ainsi cMl p. 3, c'esposée p. 4, eticemble p. 7, ci p. 8, irespencive p. 9, pends p. 10, concenti p. 11, acemblastes, id.," etc. Cette particularité orthographique, que je ne connais dans aucun autre texte français, mais qui est très-commune dans les textes provençaux, ne peut s'expliquer, je crois, qu'en admettant que le copiste du poème de Grégoire était originaire du Midi. L'observation du manuscrit vient de conduire M. Léop. Delisle à la même conclusion. Cf.' Rom., n, 95.

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à s étymologique dans cercueil (sarcophagiim), cidre autrefois sidre (siceram) et cingler (n. sigla).

On le voit, rien de plus simple que la manière dont le c initial a été traité ; tout autres ont été les variations orthographiques du c raédial transformé. Dans les Seianents nous trouvons déjà z à sa place dans faz et (faciat). La Cantilène de Sainte Eulalie nous offre à la fois c et z ; ainsi pulcella, manatce avec c ; aezo, laszier, avec z ayant probablement la valeur ts ; domnizelle, au contraire, avec z mis vraisemblablement pour dz. Dans le Fragment de Valenciennes nous trouvons c dans correcious, faciest, escit, mais en même temps nous rencontrons s à sa place dans fesist, flsient. Dans la Passion nous avons également avec c : occir 44, 2 ; terce 49, 2 ; aucid 56, 4 ; recevent 61, 3 ; conducent 61, 4 ; faitice 67, 4 ; mercet 14, 3, etc. ; avec z seulement azet (acetum) 77, 2 et raizon 128, 36, c'està-dire que c a dans ce texte la valeur ts et z évidemment celle àedz^. Le poème de Saint Léger n'emploie z médial que deux fois dans le mot raizon, ainsi pour représenter ti transformé et sans doute aussi avec la valeur dz ^ ; partout ailleurs le c palatal transformé a persisté au milieu des mots ; ainsi : occist 2, 2 ; occidre 37, 4, reciuvre 10, 3. Dans la Vie de Saint Alexis le c médial assibilé a également persisté partout où il se trouve ; il en est de même le plus souvent dans la Chanson de Roland ; cependant on trouve dans ce dernier texte s substitué à c dans la conjugaison de faire, ainsi fesimes v. 22, fesis v. 151, etc., de même luises (luces) 172, etc. ; s y apparaît aussi à la place de ti, ainsi que dans l'Alexis, par exemple : justise Al. 1,2; servise Al. 123, 1 ; raisun Al. (Prologue) ; raison Roi. 5, 14, 25, etc. traison Roi. 16, etc.. justise Roi. 37, etc. amendise Roi. 39, etc. On trouve même ^ à la place de c dans le Roland, par ex. quinze 14. Mais l'origine de ces deux textes étant douteuse sous le rapport de la langue, je ne m'y arrête pas plus longtemps ;

1. Dans les dialectes ladins le cd'acetum a donné en général naissance à une spirante sonore.

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