Bronze par. ex. où on le trouve est d'origine italienne
résultant de la transformation du c palatal et de ti suivi d'une voyelle a encore une certaine importance, quoique de beaucoup inférieur à celui des spirantes sourdes de même origine ; il semble même que la langue pour ne pas s'amollir, après avoir dans un certain nombre de mots, comme nous avons vu, donné la préférence aux sonores, s'en est tenue définitivement aux sourdes, plus rudes et par suite plus énergiques. Quoi qu'il en soit de ce fait, après cette étude peut-être un peu longue des transformations du c palatal médial, j'arrive à celles du c final.
L'hésitation que la langue a montrée dans la représentation du premier, se retrouve dans celle du second, et si elle s'est bornée définitivement aux signes s ei x , pour en tenir lieu, elle a longtemps employé concurremment z et même c, et sans règle certaine 5 et ^. Cependant le choix de ces signes n'a pas été complètement arbitraire. Le c ayant naturellement à la fin des mots une valeur gutturale, il était difficile de le garder comme signe d'une spirante dentale, aussi disparut-il bientôt dans les mots où il était devenu final par l'apocope de la terminaison, et ne se rencontre-t-il qu'exceptionnellement ; ainsi anc Huon, hrac id. et Gér. Ross., chauc Aleb. f. 341 (Littré), doue B. Chr., fauc, Taill. (id.), foie Sax. etc. Il fit d'abord place à z. Cette lettre, qui servait d'ordinaire à représenter t suivi de 5, à la fin des mots, ou s précédé de l, par ex. : granzVdi^., Saint Lég., Roi., forz Roi., piz id. fiz Best, ehalz Roi., etc., se présentait tout naturellement pour remplacer le e final ; elle devint bientôt aussi d'un usage général ; ainsi braz Roi. 597; herbiz Thom. Mart. v. 120; eruz Pass. 57, 2 ; eruiz Roi. 2504 ; dulz Roi. 1861; /èùRol. v. 567; lariz Roi. 1084 ; noiz Pass. 78, 2 ; peiz Roi. 1635 ; perdriz L. R. ; suriz Bat. Al, 3986 ; voiz Roi. 1757, etc. Mais quand à la fin des mots la spirante issue du e transformé se fut affaiblie du son ts ou dz en s ovlZ, z fit alors, comme au milieu des mots, place à 5 ; ce dernier signe apparaît de très-bonne heure et finit — avec ce toutefois — par se substituer complètement à ^ ^ Ainsi on a : bras Roi. ; brebis Rose ; crois Vilh. ; dis Roi. v. 41 ; dous. Rose 2683; fais Roi. 76; fois Ronc. ; nois Sax. ; pais, id. ; pois Vilh. ; perdis Rose v. 20348 ; suris L. R. ; vois Sax.
1. s d'un si grand usage autrefois à la fin des mots (cf. sur son emploi Gast. Paris Alexis, p. 99), ne s'est conservé qu'à la place de s dans les mots chez (casam), nez (nasum), rez (rasum).. ou de is dans assez (adsatis), lez (latus).
Il eût été désirable qu'on s'en lut tenu à ce mode de représentation de la spirante finale, mais bientôt x fut employé, concurremment avec 5, pour en être le signe, x, destiné à représenter d'abord es, comme on le voit par l'orthographe du mot amix (S. Lég. 19, 4) comparé à amies (Pas. 38, 1), fut aussi, surtout à partir du xiif siècle, employé à la place de Is ou même de s seule; ainsi : hiax G. 0., batiax G. A., chevax Gr., ciex, fix, genox llyxoYi ; mantiax id. ; oisiax G. A. ; paradix R. Al, solax id. ; vassax Huon ; Dex G. 0., etc. On s'en servit également comme signe du c final assibilé dans la plupart des mots qui ont x ^= es 2iU nominatif latin et dans deux ou trois autres ; par exemple: berbix S.B. 526; cax Rou 10211; eroixS. Lég. 25, 2; dix Brut; doux Frois. III, 14. faux La Char. 3100, faulx Frois.; faix Frois; noix xy^ siècle; paix S. B. 547, Frois.; perdrix Ch. d'Ant. III, 181 ; voix Rom. Coucy. 19 ^
Tandis que z a complètement disparu comme signe du c final transformé en spirante, xets ont persisté dans la plupart des mots où ils se sont substitués dès le Moyen- Age ; 5 est resté dans les suivants :
LAT