V.FR
FR. MOD
bracchium
braz Roi. Ben.
bras
vervex, vervecem^
berbiz Th. mart.
brebis
vix, vicem
/m Roi., fois Couci
fois
nidax, nidacem
niais Br. Lat.
niais
radix, radicem
radis e R. Alex.
radis
sorix, soricem
suriz Bat. d'Ales.
souris
ainsi que dans les dérivés en aeius et ieius : bourras, coutelas, éehalas, eynbarras, fatras, plâtras, traeas, et abatis, ehablis, ehassis, eoulis, éboulis, gâehis , haehis, lattis, lavis, levis, logis, poestis v., roulis, taillis, traitis v. troussis, voutis V.
Au contraire, x a pris définitivement la place du c dans les mots:
calx, calcem cax Rou. chaux
crux, crucem cruiz'R.ol. crois yWh. croix
decem diz Roi. dis Ronc. dix
dulcis, dulcem dulz Roi. dous Berte doux
faix, falcem fauz La Char. faux
fascis, fascem fais Roi. fès Rut. faix
1. Cf. [Àiirê. Dictionnaire, &. v. — 2. Changé en berbicem.L. Sal.
nux, nucem nouiz St Gr. nois Sax. noix
pax, pacem pais Roi. Vilh. paix
pix, picem peiz Roi. pois Vilh. j902;37
perdix, perdicem perdrix L.R.perdisRoseperdrix
vox, vocem voiz Roi. ■yoz5 Sax. 'yo^â? ^.
Ainsi des signes nombreux employés par l'ancienne langue pour représenter la spirante provenant de la transformation du c palatal, il est resté au commencement des mots où elle est toujours sourde, c et exceptionnellement 5 ; au milieu c {ç)etss {sç après une consonne), quand elle est sourde, s eiz quand elle est sonore, enfin 5 et â? à la fin des mots, auquel cas elle est muette devant une consonne, et sonore en général — quelquefois aussi elle reste muette — devant une voyelle. Nous allons voir que le provençal a procédé d'une manière un peu difiérente.
IP Du c palatal transformé en provençal.
Les signes c, s, ss, z ayant eu et ayant en provençal la même valeur à peu près qu'en français, les observations générales que j'ai faites sur leur emploi pour la représentation de la gutturale dans cette dernière langue s'appliquent aussi à l'usage qu'en a fait le provençal ; je ne les répéterai donc pas ici. Un fait distingue cependant les deux idiomes à cet égard, c'est que le provençal ne connaît pas x, ni le français tz, comme signe de la palatale transformée finale ; le provençal a de bonne heure aussi abandonné l'usage du c pour représenter le son ts ou s devant une voyelle non palatale, tandis que le français l'a, nous avons vu, assez souvent conservé dans ce cas. Il en est de même en catalan ^. Voyons comment le provençal proprement dit a procédé, en commençant par le c initial.
Dans le Boëce, le plus ancien monument provençal, c initial a persisté presque partout ; ainsi cil (ecc'illum) v. 70, 213, cel