‹ Du c dans les langues romanesChapitre 95 sur 220 · V.FR · texte numérisé non relu

V.FR

FR. MOD

bracchium

braz Roi. Ben.

bras

vervex, vervecem^

berbiz Th. mart.

brebis

vix, vicem

/m Roi., fois Couci

fois

nidax, nidacem

niais Br. Lat.

niais

radix, radicem

radis e R. Alex.

radis

sorix, soricem

suriz Bat. d'Ales.

souris

ainsi que dans les dérivés en aeius et ieius : bourras, coutelas, éehalas, eynbarras, fatras, plâtras, traeas, et abatis, ehablis, ehassis, eoulis, éboulis, gâehis , haehis, lattis, lavis, levis, logis, poestis v., roulis, taillis, traitis v. troussis, voutis V.

Au contraire, x a pris définitivement la place du c dans les mots:

calx, calcem cax Rou. chaux

crux, crucem cruiz'R.ol. crois yWh. croix

decem diz Roi. dis Ronc. dix

dulcis, dulcem dulz Roi. dous Berte doux

faix, falcem fauz La Char. faux

fascis, fascem fais Roi. fès Rut. faix

1. Cf. [Àiirê. Dictionnaire, &. v. — 2. Changé en berbicem.L. Sal.

nux, nucem nouiz St Gr. nois Sax. noix

pax, pacem pais Roi. Vilh. paix

pix, picem peiz Roi. pois Vilh. j902;37

perdix, perdicem perdrix L.R.perdisRoseperdrix

vox, vocem voiz Roi. ■yoz5 Sax. 'yo^â? ^.

Ainsi des signes nombreux employés par l'ancienne langue pour représenter la spirante provenant de la transformation du c palatal, il est resté au commencement des mots où elle est toujours sourde, c et exceptionnellement 5 ; au milieu c {ç)etss {sç après une consonne), quand elle est sourde, s eiz quand elle est sonore, enfin 5 et â? à la fin des mots, auquel cas elle est muette devant une consonne, et sonore en général — quelquefois aussi elle reste muette — devant une voyelle. Nous allons voir que le provençal a procédé d'une manière un peu difiérente.

IP Du c palatal transformé en provençal.

Les signes c, s, ss, z ayant eu et ayant en provençal la même valeur à peu près qu'en français, les observations générales que j'ai faites sur leur emploi pour la représentation de la gutturale dans cette dernière langue s'appliquent aussi à l'usage qu'en a fait le provençal ; je ne les répéterai donc pas ici. Un fait distingue cependant les deux idiomes à cet égard, c'est que le provençal ne connaît pas x, ni le français tz, comme signe de la palatale transformée finale ; le provençal a de bonne heure aussi abandonné l'usage du c pour représenter le son ts ou s devant une voyelle non palatale, tandis que le français l'a, nous avons vu, assez souvent conservé dans ce cas. Il en est de même en catalan ^. Voyons comment le provençal proprement dit a procédé, en commençant par le c initial.

Dans le Boëce, le plus ancien monument provençal, c initial a persisté presque partout ; ainsi cil (ecc'illum) v. 70, 213, cel

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