Layettes du trésor des chartes, par A. Teulet, p
4. Un témoignage contemporain confirme ces conclusions, « c sona un petit mays fort que s » dit l'auteur des Leys d'amor(ll, 54), marquant ici, ce semble, la différence qui aurait existé entre le c et Vs
Mais tandis que^malgré la confusion du son, l'ancien français, comme le français moderne d'ailleurs, n'a jamais substitué qu'exceptionnellement sac initial, en provençal cette substitution a eu lieu pour presque tous les mots, que le c étymologique fût suivi d'une voyelle non palatale ou d'une voyelle palatale \ avec cette différence toutefois que dans le premier cas z s'est d'abord substitué à c pour être ensuite définitivement remplacé par s, tandis que dans le second il y a eu directement substitution de s à c. Les exemples suivants montreront comment le c palatal latin a été traité au commencement des mots :
ecc'hac
zai Lay., 45
sai
ecc'hoc
zoB.
co B. V. 243.
cœcum
cec 179, 18
sec 374, 11
ecc'illum
cel 36, 28;
sel2m, 10
celh
selh 276, 2
cœlum
cel 40, 35
sel
celare
celar 22, 23
selar
cellarium
celier
selier
cymballum
cembel
semhel 33, 39
cœnam
cena 7, 29
centum
cenll,23
sert 290, 2
cingere
cenher 31, 16
senher
cincturam
centura2Qi, 2i sentura 293,29
cercare
cercaréi, 33
sercar 253, 28
certum
cert 27, 31
sert 278, 35
cervellum
cervel 202, 19
5erTe/326, 23
cervum
ser 283, 1
cessare
cessar 325, 4
sessar 396, 37
ecc'istum
cest 43, 4
sest 253, 35
cymam
cima 197, 3
sima 338, 3
cinque
cinc 113, 22
sine 294, 23
sonore bien plus qu'entre c et s sourd, lesquels se confondent, tandis que les premiers sont toujours distincts.
1. Le vers suivant de Flamenca, où nous trouvons c et s l'un à côté de l'autre,
Mas ben i ac plus de cinc sen v. 520.
montre avec quelle indifférence les scribes employaient ces deux signes au commencement des mots.
2. Les exemples qui, comme celui-ci, ne sont pas accompagnés de désignation particulière sont tirés de la Ghrestomathie de Bartsch.
^circulum civitatem
clutat 22, 22
sercle 292, 23 sieutat 388, 7 etc.
Comme en français, il faut pour le c médial transformé distinguer en provençal entre la spirante sourde et la sonore. Nous avons vu que dans la langue d'oïl celle-ci fut de bonne heure représentée par z, puis par s ; il en a été de même dans la langue d'oc ; cependant soit qu'il y ait eu hésitation de la langue entre la spirante sourde et la sonore, soit que les scribes aient été embarrassés pour les représenter, il y a eu souvent confusion, dans les premiers temps du moins, dans les signes qui les figurent. Ainsi dans le Boèce^ tandis qu'on trouve écrits avec c marce v. 76, aucis\. 181, tristicia v. 221, mots où le c représente évidemment la sourde ts, et, au contraire, avec z, razo v. 50 et 234, donzella v. 215 et 244, auzil v. 226 et 231, où z doit représenter la sonore dz, on a avec z traazo, v. 57, et avec c, trdicio v. 236, mot dont la spirante paraît aussi avoir été sonore ; de même dans dicent v. 145 le c a persisté, bien qu'il doive avoir ici, à ce qu'il semble bien, la valeur dz, comme le prouve l'orthographe de ce mot dans les Poésies religieuses, où il est écrit dizent. Plus tard cependant cette irrégularité tendit à disparaître, •mais s ne se substitua pas à z, comme cela a eu lieu entre deux voyelles dans presque tous les cas en français, z subsista le plus souvent à côté de s, et même plus souvent que s. Seulement la substitution de ces deux lettres l'une à l'autre montre qu'à partir de l'époque où elle eut lieu, c'est-à-dire depuis le xi® siècle probablement — elle apparaît déjà dans les Poésies religieuses, ainsi aiso 1743 v. 95 ; oraso id. v. 246 ; — z n'eut plus, dans ce cas, que la valeur de s sonore. Il n'y a pas de doute du moins à avoir quand zei s se substituent entre deux voyelles ; les Leys d'amor disent expressément que telle était alors la valeur de z et de 5, et la comparaison avec les mots français des mots provençaux où ils se trouvent l'un et l'autre en est une preuve ; ' ainsi dans auzel et ausel, fr. oiseau ; damizella et damaisella, fr. demoiselle ; lezer ou luzir et lusir, fr. loisir, etc., on ne peut douter qu'on n'ait une spirante sonore. Mais z a-t-il toujours cette valeur entre deux voyelles ou après une consonne, par exemple dans pereza, à côté du français
1. Je me sers du texte tel que M. Meyer l'a établi dans son édition faite pour l'École des chartes.
paresse, dans plazer à côté de placer, dans donzel à côté de donsel? Il faut distinguer entre les époques, et peut-être entre les dialectes. Il est certain que z, du moins au commencement des mots, a eu d'abord la valeur ts, c'est-à-dire qu'il représentait une sourde, c'est ce que prouve la transcription zo du Boèce et des Sermons limousins à côté de co du même Boèce et de so des autres monuments. En a-t-il été de même au milieu des mots ? Peut-être à l'origine, mais il n'en put être ainsi longtemps; la substitution àe z k s, entre deux voyelles, où cette dernière lettre est sonore, prouve que z avait aussi la même valeur ; l'avait-il également, comme en français après une consonne, tandis que s y aurait été sourde ? Les transcriptions comme donzel et donselc^uon rencontre par exemple dans Guillaume IX de Poitiers, B. Clir. 35, 4 et 33, 33, pourraient donner des doutes à cet égard ; mais si l'on remarque que très-souvent la spirante dentale précédée d'une consonne est représentée par deux s, orthographe entièrement inconnue au français, où une seule s suffit dans ce cas pour être le signe de la sourde, on sera porté à penser qu'en provençal il en était autrement, et qu'après une consonne s seule pouvait probablement représenter indifféremment une sourde et une sonore, l'emploi dés deux s étant sans doute destiné à empêcher cette confusion. Ainsi on ne peut conclure, je crois, de la substitution de 5 à ^ après une consonne que z n'y représentait pas une sonore comme entre deux voyelles; ce qui, nous avons vu, a toujours lieu en français. Mais comment expliquer la présence de z médiat et de c ou ss dans le même mot ? Quand la spirante sourde est la forme la plus ancienne, il faut admettre que la spirante après avoir été sourde s'est changée en sonore, c'est ce qui a eu lieu par exemple pour /Mc?2c?t (judiciura) devenu définitivement juzizi. Quand , au contraire , la forme avec c ou ss est la plus récente, ou quand les deux formes c et 5 se trouvent dans des textes de même époque, il faut voir là ou une hésitation de la langue entre la sourde ou la sonore, ou une influence dialectale. Cependant il y a un certain nombre de mots où le c palatal s'est uniquement et définitivement changé en spirante sourde, cela a lieu en particulier dans les composés, en même temps que c y persiste aussi le plus souvent ; d'autres, au contraire, où il a donné naissance à une spirante sonore. On trouve une sourde seulement, à ce qu'il semble, dans les mots suivants :
-ad certas I aciarium 1 ancillam 'antecessorera
* brachiam
* bucellara
* balanciam cipere (con,
de, re) discernere
* ericionem
* excorticeam faciam
*juvenice]lura lanceam mercedem minaciam
* nutriciam
* pelliciam principem provinciam
* suspicionem vincere
acertas 13, 16 — —
acier 33, 31 assier 258, 17 —
ancela 18, 19 — —
ancesso7''d>^è'à 17 — . —
— brassa 385, 22 — bucella 9, 44 — —
— balanssa balansa 51 , 23 cebre (con, de, dessebre 338, —
re) 16 —
decernir 198,31 — —
— erisson 328, 39 —
— escorssa Rayn.c^cor^a 135, 2 facia fassa — jovencel 34, 11 — jovensel 303, 9
— — lansa 31, 17 mer ce 21 , 6 — mer se 20, 24
— menassa 233, 7 —
— noyrissa'Rayn. —
— pelissa 57, 6 — prince 161, 22 ^rm5^ Rayn.
— — proensa
vencer 15, 14
venser Rayn.
lien est de même dans les dérivés en tia, tio, etc., comme aussar (* altiare), speransa (sperantiam) , massa (mateam) negligensa (negligentiam) , obediensa (obedientiam), ordenensa (* ordinentiam), plassa (plateam), sentensa (sententiam), tristessa (tristitiam), etc.
Dans les mots suivants , au contraire, la langue paraît avoir hésité entre la sourde et la sonore :
ecc'hoc
— aisso 22, i 9 aho -12, 36 aiso 42, 25
ecc'illum
a^ce/ 26, 37 aisselMoylV) aizel 4\, \S —
?*dulciam
— doussa27, 25 dolza 3, 2 dousa2A^, 9
duodecim
dotze Rayn. — dozen Rayn. —
jacere
jacer 46, 4 jasser 33i,2o jazer^QTj^ 20 jaser 46, 27
medicinam
7netzina medissina meizina6i^\6 —
occidere
aucire B. \8i aussire 2^ , 9^ 5 — ausire 237 , i 7
placere
placer AO, H — plazerAS, il plaser
* radicinam
racina Rayn. — razina —
tredecim
treize Rayn. — trezen Rayn. —
Il en est de même dans les dérivés en tia ou tio, chaussa, cauzo QxSiCauso {Q^^)X\(m.&[Ci), faisso, faizo (factionem) ^racm et grasia (gratiam), leisso et leizo (lectionem), riquessa, riqueza et riquesa (*richitiam), traicio, tî^assio, traazo et traisio (traditionem), etc.
Au coiitraire.il semble bien que dans les dérivés suivants on n'ait qu'une spirante sonore :
acetum
azet Rayn.
*aucellum
auzel,auzilB.Y.
226 ausel
dicimus
dizem 370, 31
*dominicellum
donzel 35, 4
donsel
ducimus
duzem
duciculum
douzil
faciendam
fazenda QQ, 31
fasenda 333, 34
licere
lezer 91, 25
léser Roch.
lucere
luzir 31, 15
lusir
placere
plazer 48, 17
plaser
undecim
onze 77, 13
onse cat.
quatuordecim
quatorze 209, 9
catorse cat.
quindecim
quinze 218, 11
quinse cat.
sedecim
seize 76, 17
seisen Rayn.
racemum
razim Rayn. v.
51 rasim 289, 39
tacere
tazer 100, 30
vicinum
vezi 68, 5
vesi 335, 5
Il en est de même dans les dérivés en tia ou tio, tionis ; àbuzio (* abutionem), * alteza et altesa (*altitiam), fablazo (fabutionem), pereza (pigritiam), prezar et presar (*pretiare), quastiazo (castigationem) , razo et raso (rationem), savieza et saviesa (*sapietiam), sazo eX saso (sationem), vengaso (vendicationem), etc.
On voit que dans la transformation de la palatale médiale, le provençal, à part cette incertitude de formes qui lui est propre, offre une assez grande analogie avec le français, il en diffère entièrement, à son époque de complet développement, dans le traitement de la palatale finale. Le Boèce nous offre c transformé devenu final dans forfaz (foris facit) v. 15, faz (facio) v. 79 et 90; /e^ (fecit) v. 52, 59, 71, 188; forfez v. 179; jaz (jacet) V. 158 ; reluz (relucet) v. 162. où nous le voyons représenté par z; dans/«5 (facis) v. 88 et dis (dixit) v. 100, au contraire, il est représenté par s. Dans les « Poésies religieuses » publiées par M. P. Meyer d'après le manuscrit 1743 de la Bibliothèque natio-
nale, on trouve à la fois
z et
même tz ; ainsi fis (feci) v. 128, dis (dixi) id. v. 129, f'es (lecit) id. v. 144 avec s; plaz\. 42, 22 et 220, au contraire, avec z ; enfin fetz v. 40 avec tz. Dans le Martyre de Saint Estève, on trouve s àans pas (pacem) v. 1 et dis (dixit) v. 2 p. 151. Dans les Sermons limousins, au contraire, nous avons à la fois z et s; z dans fez (fecit) II, p. 82; diz (dixit) II p. 83, II, 84 ; dis id. Il en est de même dans l'Evangile selon Saint Jean ; ainsi on a 2: dans faz (facio) B. Chr. 9, 2; 11, 6; 12,6; diz (dicis) 10, 45; 15, 4, ;9a;r (pacem)ll, 42; 15, 12 ; on trouve s ou même ss — cette dernière notation, il est vrai, pour x — dans fas (facis) 9, 46 ; diis (dixit) 9, 12 ; 9, 39 ; diiss (id.) 8, 30 ; 9, 2, etc. Dans les monuments postérieurs on rencontre encore z et s, ainsi dans les poésies de Guillaume IX de Poitiers, braz 28, 14 ; faiz (facis) 28, 40 ; diz (dixit) 29, 22 ; et dans Girart de Rossilho dis 37, 22. Mais ces formes, pendant toute la période classique du provençal, sont exceptionnelles, la forme ordinaire est tz; ainsi dans Guillaume de Poitiers patz 16, 18 ; et dans Girart de Rossilho Ihutz 31, 15 ; ditz 35, 30, etc. vetz 35, 29 ',platz 36, Ufetz 36, 8, etc. bratz 40,3; crotz 44, 8 ; emperairitz 40, 25, etc.
Cette modification orthographique témoigne d'une modification dans la prononciation ; ^ et 5 au milieu des mots, du moins entre deux voyelles, représentent une sonore, et il est difficile de leur attribuer à la fin des mots une autre valeur ; tz, au contraire, représente une sourde, il faut donc voir ici l'application aux spirantes de la loi par suite de laquelle le provençal ne soufire à la terminaison que les muettes sourdes ; cette loi n'était point observée rigoureusement, excepté peut-être pour les dentales, par l'ancienne langue, qui conservait souvent comme finales les sonores h et g, ou même changeait les sourdes p et c euh ei g; ainsi dans le Boèce aprop v. 35, amig v. 45, 138, 185, fog V. 251, 252 ; dans les Sermons leg, long, mond; dans les Poésies rehgieuses en langue d'oc, chab, gab, receb, sab, mots qui sont devenus amie, aprop, ehap, foe, lonc, etc., c'est-à-dire qui ont conservé la sourde médiale latine, ou ont changé la sonore en sourde ^ Quelque chose d'analogue s'est évidemment produit pour les spirantes dentales ;k z, s sonores, — ou qui, si elles ne l'étaient pas d'abord, le devinrent vers le xii® siècle, —
■ I. CL Jahrb. l, 364. On trouve aussi dans ces textes les formes ag, conog, veng, volg, au lieu de ac, conoc, venc, vole: De même dans la Passion ag, fogjag, etc.
s'est substituée la sourde tz, qui apparaît ainsi partout où c devient final par la chute de la terminaison, en particulier dans les dérivés en ax, acis; ix, icis ; ox, ocis ; ux, ucis, etc., quoique à côté, comme je l'ai dit, on rencontre aussi les notations z eis. Exemples :
brachium
bratz
braz 28, 13
bras
*berbix, berbicem
hrëbitz
capax, capacem
capatz
crux, crucem
crotz
cros p. R. 39
decem
detz
des 330, 26
dicit
ditz
diz Ev. J.
duodecim
dotz[e)
facio
fatz
faz B. 79
fas B. 88
*formix, formicem
formitz
glaciem
glatz
* imperatricem
-, emperairitz
*jacet
jatz
jaz B. 158
lucet
lutz
{Ye)luz B. 162 —
pax, pacem
paiz
paz Ev. J.
pas
perdix, perdicem
perditz
placet
platz
radix, radicem
razitz, raitz
mù364, 21.
sorix, soricem
soritz
vix, vicem
vetz
vox, vocem
VOtZyVOtSV.R,
Il en est de même dans les dérivés en tium, par exemple dans palatz (palatium), pretz (pretium), etc.
A ces signes assez compliqués de la palatale transformée, il faut ajouter la lettre double cz qu'on rencontre à côté de ^ et de 5, en particulier dans les manuscrits des poésies vaudoises, pour la représenter au commencement, au milieu ou même à la fin des mots. Ainsi dans « La nobla Leyczon » : czo v. 8, 14, 48, 50, etc. ; ayczo v. 11 et 73 ; pacz v. 89; crocz v. 320. De même pour ti, co77ienczar v. 28 ; comenczament v. 23 ; poisscncza V. 34; fortalecza v. 36; sapiencza v. 39. — Dans ^< Lo payre eternal » : doczas v. 5, 3, etc. ; dans « Lo novel confort » faczent 2, 4 ; vocz 11, 4 ; dans « Lo despréczidel mont », czoy. 7. docz, id., etc. On trouve encore cette notation dans unfragment de la vie de Sainte Fides d'Agen, par ex. canczonx. 1. Au vers, 2 de ce même poème on trouve razo avec z ; de même dans « Lo novel confort » on a aussi avec z, plazer 3, 2 ; si on remarque
que dans ces deux mots la spirante est évidemment sonore, on serait porté à voir dans cz un signe de la sourde, tandis que les scribes qui s'en servaient réservaient z pour représenter la sonore, mais comme on trouve aussi raczo N. Lee. v. 353, placzent N. Conf. 11, 4 et même placer N. Lee. v. 455, on ne peut rien conclure de la valeur de ce signe au milieu des mots.
D'après cela nous voyons que le provençal avait, si Ton omet cz, quatre signes pour représenter la spirante sourde, c et 5 au commencement des mots ; c ei ss, — s parfois aussi après une consonne, — au milieu ; ^^ à la fin. La sonore qui ne se trouve régulièrement, à partir du xn^ siècle, qu'au milieu des mots était représentée par s ei z. Le provençal avait donc de plus que le français comme signes de la spirante tz, mais il n'avait point x, pas plus qu'il ne paraît avoir connu sz, se et zc, notations exceptionnelles, il est vrai, de la langue d'oïl.
Iir. — Transformation du c palatal en s ou çdans les dialectes italiens et ladins.
Nous avons vu qu'encore que le c palatal latin se fût en général transformé en chuintante c dans le groupe oriental, cependant il s'y était aussi parfois changé en ts ; cela a lieu en roumain, surtout dans le dialecte méridional, cela a même lieu dans l'italien classique pour certains suffixes, mais surtout dans ses dialectes. On ne doit pas dès lors être surpris de retrouver dans ces divers idiomes, comme dans ceux du Nord-Ouest, les formes affaiblies de ts ; on les rencontre aussi dans plusieurs dialectes italiens ; ainsi on trouve à la place de c ou ts, au commencement des mots, s en romagnol et en piémontais, ç en génois et dans le sarde campidanien ; au milieu, ss dans le sarde logoudorien, ç dans le campidanien, quand la spirante est sourde, s, au contraire, dans le milanais, le piémontais, le romagnol, etc. où elle est sonore, quand elle n'est pas précédée d'une muette sourde. Dans les dialectes ladins du Tyrol on trouve également f, au commencement et au milieu des mots, pour représenter la spirante sourde, z pour représenter la sonore. Voici quelques exemples de ces diverses transformations. 1° au commencement des mots :
LAT