‹ Du caféChapitre 5 sur 10 · AH · texte numérisé non relu

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sans tloule mi ainoindiisseinenl île raclivilé séci-éloire du testirule dans lequel l'alflux sanguin est diminué comme, dans toutes les autres glandes.

Il est bien plus difficile de se prononcei' relativement à l'action exercée par la caféine sur les fonctions génitales de la femme: les documents offrant un caractère suffisant de certitude nous font, sous ce rapport, absolument défaut.

Est-il vrai que le café rende les femmes stériles, comme on l'a prétendu? .le veux bien croire, à la rigueur, que, recevant moins de sang, les ovaires ralen sussent leur sécrétion chez les femmes qui prennent habituellement du café, chez celles surtout qui en prennent avec excès, et qu'il en puisse résulter pour elles des retards de règles. Mais admettre que la sécrétion des ovules soit absolument abolie par le fait du café, me semble pour le moins une exagération et j'attendrai pour y croire que des faits suffisamment nombreux et rigoureusement observés soient présentés à l'appui.

En regard de celte allégation il convient de placer celle toute opposée de Zimmerm.inu , qui, trouvant que chez les Suissesses les règles ont une fréquence et une durée plus longue que chez les femmes des autres pays, attribuait à Tusagc du café cette particularité physiologique. Assez d'autres circonstances sont propres, chez les Suissesses, à produire le phénomène rapporté par Zimmermann, pour que nous en absolvions le café; telle est, pour ne parler que delà principale, l'altitude élevée du pays.

On prétend. qu'en i^g-ypte et en Algérie les femmes emploient le café pour rappeler les règles supprimées; on ne nous dit malheureusement pas dans quel genre d'aménorrhée elles obtiennent de ce moyen le résultat désiré. Je suis assez disposé à croire que, comme le seigle ergoté, le café peut être utilement employé à titre d'emménagogue dans certains cas; je veux parler de ceux où le retard de règles n'a pas sa cause dans un défaut d'ovulation, mais bien dans l'insuffisance delà contraction nté-

rine à expulser le sang exsudé et pris eu caillots dans la cavité de la matrice. Je doute que dans toute autre espèce d'aménorrliée il puisse rendre de réels services.

On m'a affirmé que beaucoup de sages-t'emmes emploient, dans l'accouchement, le café pour activer l'expulsion du fœtus, et obtiennent de ce moyen d'assez bons résultats. Ce serait encore comme stimulant de la fibre utérine qu'agirait la caféine dans ce cas. Ne connaissant absolument aucun fait relatif à cet emploi obstétrical du café, je n'en puis parler que théoriquement et d'une façon toute hypothétique; on me pardonnera donc de n'y pas insister davantage.

Résumé de faction physiologique de la caféine.

Après avoir successivement étudié les effets delà caféine dans chacune des grandes fonctions de l'organisme, qu'il me soit permis de jeter un coup d'oeil en arrière et de passer rapidement en revue ces diftérents effets pour les grouper, montrer les liaisons qu'ils ont entre eux et faire, en un mot, ce que j'appellerais la synthèse physiologique de cet alcaloïde, si je ne craignais d'appliquer un trop grand mot à une petite chose.

Si variés que soient les phénomènes auxquels donne lieu la caféine, tous peuvent se l'amener à deux seules causes, à deux seuls modes d'action : action e.rxito-molrice sw la fibre contractile quelle qu'elle soit, — action modératrice du mouvement moléculaire de décomposition. Absolument inconnue dans sa nature intime, celle-ci a pour effet de diminuer les déchets organiques; elle se traduit par la moindre quantité d'urée, d'acide urique et d'acide phosphorique excrétés.

L'action excito-motrice s'exerce à des degrés divers dans tous les points de l'économie où des libres contractiles existent. Les expériences de M. Leven nous ont montré que, pour ce qui concerne les libres striées, ce n'est ni sur le muscle lui-même, ni sur le nerf que s'exerce cette action, mais bien sur le centre

nerveux moteur, sur la moelle. Pour les muscles lisses, la même étude n'a pas été faite; toutefois l'analogie permet de crôire que, là aussi, l'action de la caféine porte sur les centres de l'innervation de ces muscles, c'est-à-dire sur les ganglions du grand sympathique. J'entends dire par là non-seulement les ganglions principaux qui se rattachent directement aux deux grands cordons latéro-vertébraux, mais encore tous ces agglomérats plus ou moins considérables de cellules sympathiques que l'on voit multipliés presque à l'infini dans l'organisme, et que l'on trouve particulièrement partout où s'observent des mouvements rhythmiques, cœur (Remack), vaisseaux sanguins (Robin), intestins (Meissner, Auerbach], uretères et canal cholédoque (Manz).

C'est sur le système nerveux de la vie organique que s'exerce presque exclusivement l'action excito-motrice de la caféine aux doses modérées, et c'est aussi dans son ressort qu'apparaissent les premiers symptômes produits par les doses toxiques. Les effets les plus remarquables de l'excitation de ce système s'observent dans les appareils de la circulation et de la digestion.

La caféine excite en même temps les nerfs sympathiques du cœur et ceux des vaisseaux.

De V excitation nerveuse cardiaque dépendent les palpitations, le caractère tumultueux et irrégulier des battements, et leur accélération, si la dose est extrême.

La galvanisation des vaso-^ioteurs a deux conséquences d'une grande importance physiologique :

D'une part, elle diminue l'afflux sanguin dans les divers organes, d'où résuRent : — à la peau, la pâleur de la face, le refroidissement des extrémités, la diminution de la sécrétion sudorale ; — dans l'œil, le retrait de l'iris, la dilatation de l'ouverture pupiRaire ; —du côté des centres nerveux, l'ischémie cérébrale, soit réelle, soit relative, produisant, suivant les circonstances, les effets favorables ou défavorables que j'ai indiqués, SUT les làcultés intellectuelles, et l'ischémie du bulbe, d'où

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