‹ Du cancer de la colonne vertébraleChapitre 5 sur 11 · C. Par l'affaissement et le tassement des corps vertébraux · texte numérisé non relu

C. Par l'affaissement et le tassement des corps vertébraux

3" En dehors des trous de conjug-aison,

D. Par des masses secondaires faisant saillie dans l'ang'le rentrant formé par l'union des côtes avec la colonne vertébrale.

(Ici, les masses secondaires, qu'elles proviennent des os ou des parties molles, eng-lobent ordinairement les nerfs).

Ces divers modes de compression n'ont pas un caractère identique et une fréquence ég^ale pour la moelle et pour les nerfs» La moelle est plutôt conprimée que tiraillée à proprement parler, et c'est surtout dans les cas de tumeurs des méningées ou de tumeurs faisant saillie à la partie postérieure des corps vertébraux qu'on voit ce phé-

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nomène se produire. L'affaissement suivi ou non d'incurvation ne paraît pas ag^ir d'une façon aussi immédiate. Il n'y a là rien qui doive étonner, si l'on réfléchit aux cas nombreux soit de carie vertébrale, soit de fracture de la colonne oii l'aff^aissement et l'incurvation sont souvent très -prononcées et dans lesquels on n'observe aucun sig"ne de compression durant la vie des malades. Les nerfs au contraire sont plutôt tiraillés que compromis, et c'est particulièrement dans les cas d'aff'aissement et de tassement des corps vertébraux qu'on observe leur lésion. Il faut faire une exception pour les tumeurs soit des méning'es^ soit des corps vertébraux siég'eant au niveau de la queue de cheval. M. Gharcot insiste depuis long-temps et avec raison sur ces distinctions. Sig*nalons seulement en passant le nombre et la variété des causes qui pourront faire varier ces difî'érents modes de compression. Disons enfin qu'il est rare de les rencontrer isolément, ce qui est en rapport avec le caractère du processus.

Avant de passer à l'étude des lésions du système nerveux résultant de la compression occasionnée par le cancer secondaire de la colonne vertébrale qui doivent servir de base à la symptomatolog-ie, nous ferons remarquer que parfois dans nos observations on n'a pas noté de lésions bien nettes. Mais, ce sujet est nouveau ; il a subi par cela même le sort de toutes les questions nouvelles : les observations recueillies à une époque oii l'on connaissait peu les effets de la compression sur le système ner-

veux racliidien, devaient naturellement être incomplètes. Leur valeur toute atténuée qu'elle puisse paraître n'en reste pas moins, car on a pu depuis rechercher et vérifier ce qu'elles n'auraient pas manqué de faire voir.

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