‹ Du cancer de la matrice, de ses causes, de son diagnostic et de son traitementChapitre 31 sur 36 · DU CANCER DE DA MATRICE · texte numérisé non relu

DU CANCER DE DA MATRICE

seulement alors qu’il leur paraît démontré qu'il ffy a pas d*1 autre chance de salut pour la malade.

Faut-il amputer le col de T utérus lorsque le museau de tanche est envahi dans sa totalité par T ulcération , lorsque de sa surface s'élèvent des excroissances fongueuses qui forment une espèce de champignon, lorsque son fond, recouvert de sanie purulente, ichorcuse , infecte, offre au toucher une dureté qui semble s é tendre à plusieurs lignes dans la continuité de l'organe, si, d'autre part, les symptômes de la cachexie cancéreuse n’existent pas ou sont peu marqués? L opération doit être faite dans ce cas, pourvu que le cancer ne soit pas térébrant , ne pénètre pas dans la profondeur du col, et qu’il existe, entre F insertion du vagin et la tumeur cancéreuse, un espace circulaire de plusieurs lignes de largeur sain en apparence, qui permette de faire la section dans les limites de la malad ie «

Nous avons cependant vu faire F amputation du col dans un cas de cancer térébrant, et Fopérateur, M. Récamier, poursuivre ensuite le cancer avec le caustique jusque dans la cavité utérine.

Peut-on encore opérer lorsque , le col étant évidemment cancéreux, le corps de l'utérus est engorgé, lorsqu’il offre un volume plus considérable que dans son état normal , et qu’il existe de bonnes raisons de penser qu’il est dans un état de simple hypertrophie et non pas de dégénérescence cancéreuse; quand il y a de Fengorgement dans les ligamens ronds ,

dans les ovaires, avec tuméfaction de ces organes ,

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dans les ganglions lymphatiques qui avoisinent Futérus , lorsqu'il existe une lésion sympathique de quelque viscère du bas-ventre ou de la poitrine ?

L’intumescence du corps de F utérus et de ses annexes , les irritations phlegmasiques ou névralgiques des organes digestifs , les palpitations nerveuses du cœur et la dyspnée dont elles s’accompagnent, cette foule de symptômes d’indispositions vagues et indéterminées qui suivent le cancer du col utérin et qui le reconnaissent pour cause , ne doivent pas empêcher d’en pratiquer F ablation. Ces états morbides divers , subordonnés comme effets a F altération de l’utérus, se dissipent spontanément lorsqu’on est assez heureux pour ramener l’organe malade aux conditions de l’état normal. Dans l’engorgement inflammatoire et non encore squirrheux du corps de l’utérus , il y a tout à gagner pour la portion restante de l’organe à la substitution d’une plaie simple qui suppure, et qui par cela même produit le dégorgement de ses tissus, à une plaie cancéreuse infecte, dont toutes les irradiations sympathiques ont le caractère délétère du foyer cancéreux d’ou elles partent. Cette réflexion s’étend a tous les états morbides secondaires dont nous avons fait mention.

L’opération est encore une dernière ressource que le médecin ne doit pas négliger , dans ces cas extrêmes ou l’étendue et la profondeur de Pulcération fournissent un ichor abondant, dont la résorption alimente la fièvre de consomption qui dévore

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