‹ Du cancer et de ses caractéres anatomiquesChapitre 4 sur 39 · V. COMIL, — DU CANCER · texte numérisé non relu

V. COMIL, — DU CANCER

vation analogue de Bichat et de Cruveilhier qui, depuis longtemps, avaient formulé que les tumeurs se développent dans le tissu cellulovasculaire qui sert de soutien aux organes, et non dans les tissus propres.

Nous étudierons plus tard ces théories, non pas seulement à l’aide des travaux si nombreux qu’elles ont fait naître, pour ou contre elles, mais surtout à l’aide des faits qui nous sont personnels. Quelque peu démontrées que soient encore les opinions de Virchow sur ce sujet, quelle que soit la part qu’elles laissent à l’hypothèse, on n’en doit pas moins reconnaître la haute portée de ses vues et de la direction qu’elles ont imprimées aux recherches non-seulement de ses élèves, mais aussi de ses adversaires. Bien que le développement du cancer, tel que le formule l’illustre professeur de Berlin, ne soit pas appuyé sur des preuves suffisantes, ce n’en est pas moins à lui qu’on doit tout ce qui a été fait depuis sur l’un des points les plus intéressants de nofire sujet.

Nous avons pensé qu’il était nécessité, avant d’aborder les propositions du problème proposé par l’Académie, d’esquisser à grands traits l’historique de la question, de montrer quels progrès elle avait réalisés depuis quelques années, quelles étaient les tendances des plus récents travaux. On peut les formuler ainsi :

Rapprocher, par l’étude de leur mode de naissance et par leur structure, les tumeurs cancéreuses des tissus qui leur ressemblent le plus à l’état normal.

Page 1