‹ Du Cap au lac NyassaChapitre 23 sur 46 · MA-ROB · texte numérisé non relu

MA-ROB

La partie inférieure droite de l’inscription a disparu. Le vieil arbre ne fait pas beaucoup d’ombre, mais j’y ai campé pour la même raison que Livingstone : il est le seul qui offre un peu d’abri contre le soleil dans cet endroit. D’autres y camperont après nous. J’avais commencé à y graver aussi mes initiales, mais ce travail a été interrompu par une aventure de chasse : je me suis mis à la poursuite d’antilopes, et je n’ai jamais revu l’arbre de Livingstone.

Du Tchindi aux cataractes de Kébrabassa, le Zambèze est navigable toute l’année pour des bateaux ne calant pas

plus de soixante-quinze centimètres (1); son courant est d’environ trois à quatre nœuds aux basses eaux (juin, juillet, août, septembre et octobre) ; il en atteint quelquefois sept au moment des crues.

Lorsque j’aurai fait connaître au lecteur les différentes parties de la région, je reparlerai de ce fleuve et de la part qui lui reviendra dans l’avenir commercial de cette partie de l’Afrique.

En quittant le Zambèze, nous eûmes à nous séparer de notre camarade Jones, qu’une fièvre lente ne quittait plus depuis longtemps. Le malheureux arriva à Vicenti et, se sentant un peu mieux, refusa d’aller plus loin. C’est là qu’il est mort quelques jours après. Plusieurs de nos hommes étaient déjà malades, et nous avions hâte de quitter la vallée du fleuve.

(1) Deux vapeurs sont arrivés près de Massinangoué : le premier est le Ma-Robert de Livingstone, vers 1862; le second, le Mar ace, une petite canonnière portugaise, en 1890.

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