‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 100 sur 211 · Schiaparelli, I, p · texte numérisé non relu

Schiaparelli, I, p

4. C’est ce que résume la formule des stèles funéraires : « On t’a donné tes deux yeux pour voir, tes deux oreilles pour entendre, ce que dit ta bouche comme paroles, tes deux jambes pour marcher, tu fais mouvoir tes

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deux mains et tes deux bras...

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au dieu la double couronne [ourrit hiqaoii), faisait de lui un roi du Sud et du Nord muni du fluide de vie'. Enfin dans la bouche ouverte de la statue la parole pouvait s’articuler ; « Tu as ouvert ta bouche, tes paroles sont en elle' », dit le roi au dieu; « il parle, il réalise toutes les incantations, toutes les paroles que dit Osiris » ^ dit-on du mort. Or les Egyptiens attachaientà la voix des dieux la puissance créatrice. Le démiurge avait» parlé l’Univers » au jour de la création : aussi un des indices de la puissance suprême était-il la faculté d’émettre le verbe créateur, d’être celui qui « réalise la parole » celui qui

« possède la voix créatrice » | ^ ^ khrôou*.

Comme l’embrassement, 1’ « ouverture de la bouche » faisait du dieu et du mort un dieu-roi.

Les rites de 1’ « ouverture de la bouche » étaient pratiqués sur les statues des dieux comme sur les momies humaines, mais le roi réservait pour les grandes fêtes le cérémonial compliqué que les rituels funéraires nous décrivent si complètement\ Dans le service divin journalier on mentionnait simplement Vàp ro lors de la présentation des huiles et des bandelettes®, et au lieu d’ « ouvrir la bouche «selon les rites, on

« dévoilait la face » du dieu oim he?') au début du ser-

vice’. Tout le développement était reporté sur les rites de l’em*

(Tylor, The

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tomb of Paheri, pl. IX, 1. 7 et Rituel du culte divin, p 160).

1. Voir Rituel du culte divin, p. 126, n. 1 où est cité le texte des rituels funéraires qui décrit les pouvoirs conférés au dieu osirien par ïourrit hiqaou.

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