‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 103 sur 211 · Maspero, MiUnoires sur quelques papyrus, p. 18, n · texte numérisé non relu

Maspero, MiUnoires sur quelques papyrus, p. 18, n

ronne et dans scs mains art icu

lées les sceptres

ou d’autres bâtons de commandement ^ Ils assuraient la puissance effective de la royauté à celui qui les portait. La toilette terminée, l’olTiciant tournait quatre fois autour do la statue avec l’encensoir allumé à la main, puis il adressait une prière à l’uræus' sacrée qui se dressait au front du dieu et du mort divinisé; en même temps tous les dieux étaient suppliés de lancer leur Iluide magique sur l’uræuset de faire bon accueil à son possesseur qui allait, nouveau venu, s’asseoir à leur table : « Il est avec vous, ù dieux, soyez avec lui, il vit avec vous, ô dieux, il vous aime, odieux, aimez-le! » C’est le moment où l’être divinisé pénètre auprès des immortels, reçoit leurs embrassements, prend le sein d’Isis’; c’est alors qu’on lui promet « qu’il n’aura plus ni mal ni faim à jamais » t L’heure vient, en effet, de servir le repas sacré.

V. C’est le roi qui présentait aux dieux ce repas et qui on faisait les frais. Les Egyptiens avaient trouvé comme définition la plus générale du service sacré, la formule suivante :

« Le roi donne l’offrande « 4^ ^ soiiton di hotpoii. Ces mots

résument tout le sacriftee^ et définissent complètement le rôle qu’y peut jouer le roi. Le fils des dieux doit à ses pères la nourriture de chaque jour. Tous les rites précédents, qui ont rendu son âme au corps divin, seraient illusoires, si ce corps n’avait pas la vie maférielle assurée par le roi.

La charge de pourvoir à la nourriture des dieux entraîna,

1. Pî/r. de Pépi II, 1. 291-95 et 383; Schiaparefli, II, p. 70-72; Abydos, I, app. A, 13° et 148 tableaux. Rituel du culte divin, appendice.

2. Schiaparefli, II, p. 87-96. Cf. Abydos, I, appendice A, 28® lableau.

3. Comme le roi. lors de la « royale montée au temple » cf. p. 104.

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