Voir p. 133 et 141, n
2. Texte publié, traduit, commenté par Brugsch, Thésaurus, p. 531-604, « Die Schenkungs-Urkunde von Edfu ».
Le « don du champ » par le roi au dieu est un tableau fréquent dans les temples (fig. 54). "
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Nous savons par d’autres textes plus anciens que ce bureau était celui des scribes royaux chai'gés du soin de tenir
au courant les cadastres (
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et de percevoir les droits du fisc sur toute
mutation de propriétés. Le document d’Edfou nous donne en effet l’énumération de chaque parcelle de terres dépendant du temple, avec leur contenance elle nom des propriétés limitrophes au sud, au nord, à l’est, à l’ouest’. Quand pareille inscription était faite sur les registx’es du cadastre royal au profit de quelqu’un et reproduite sur les stèles qui X faisaient titre », on disait que le bien concédé était
« établi à perpétuité » (H ]j <rr> ) au nom du bénéficiaireh On se sert de la même expression pour caractériser
1. Brugscli, Thésaurus,]). 592 sqq. Dans la stèle de Ptolémée I (publiée par Brugscli, .1. Z., 1871, p. 1 sqq.), le début de la donation au temple de Bouto est ainsi conçu : « Qu’il soit fait un décret par écrit dans le bureau des écrits par le scribe des comptes royaux, en ces termes : Moi Ptolémée je donne ces biens à Horus... depuis ce jour à jamais »
2. Sur denitou voir mon étude «Un procès de famille sous la XIX' dynastie »; À. Z., XXXIX, p. 15. Sur le senti, voir Brugseb, Thésaurus, p. 601,
3. La délimitation du terrain concédé au dieu était as.surée par des stèles, qui servaient de bornes, sur lesquelles l’acte de donation était transcrit. On possède trois des stèles par lesquelles Aménophis IV délimita le territoire de Khoutnaton, le sanctuaire du disque solaire. (Daressy, Tombeaux et stèles-limites de Hagi-Kandil dans le Recueil de travaux, t. XV, p. 36-62.)
4. On trouve pour toutes les époques des stèles de donation. On peut citer celle de Thoutmès III dans le temple de Plitali Thébain (Mas-
les droits de propriété d’un dieu sur ses « biens divins »'; parfois aussi le Pharaon déclare qu’il a rédigé un acte de donation en faveur des dieux : « J’ai fait un àmit pou de tous mes biens pour qu’ils soient à jamais (établis) à ton nom », dit
Ramsès III àAmon dans le temple de MédinetHabou(
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Une fois la donation enregistrée, les travaux de construction commencent. Le roi convoque « des maçons, des sculpteurs, des graveurs de lettres et toutes les corporations de gens de métiers pour fonder le sanctuaire de ses pères » “ ; un grand fonctionnaire, choisi spécialement par le roi, est mis à leur tôle -Aussitôt on envoie chercher des blocs de calcaire aux carrières de Tourah et du Ouady üammamât % des
pero, Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions, 1900, p. 113),' la stèle d’Aménophis III, relatant des fondations dans les temples de Tlièbes et de Soleb (Spiegelberg, Die Bauinschrift Amenophis lll {Recueil de travaux,
1. XX, p. 37 sqq,), la stèle de Nectanébo à Naukratis (Maspero, Comptes rendus de l’Academie des Inscriptions, 1899; cf. Erman Â. Z., XXXVIII, p. 133); la stèle de Ptolémée I à Bouto (Brugsch, Â.Z., 1871, p. 1 sqq.) ; la stèle de Pitbom (A. Z.,XXX1I, p. 74 sqq.), les décrets de Canope et Rosette, et la stèle de Séhel. — Dans tous les temples on retrouve aussi des textes de donation. Voir le commentaire de Brugsch sur l'inscription de Sehel {Siehen Jahre der Hungersnoth , p. 74 sqq.), où l’auteur cite de nombreux textes de donations des Ptolémées VII, IX, X, d’Auguste et de Tibère, en faveur du temple de Philæ.
1. Texte publié par Daressy, dans le Recueil de travaux, t. XIX p. 15, De là les scènes de présentation de Vàmit pou au dieu par le roi, qui se trouve dans les temples ptolémaïques.
2. Ce sont les expressions de la grande inscription d’Abydos (I, pl. VII, 1. 70 sqq. Cf. le mémoire de Maspero, p. 47-48).