Dendérah, I, pl. I.V, légende
LE ROI DIVINISÉ COMME PRÊTRE
chacal. Devant lui, les dieux des enseignes divines au nombre de quatre, cinq, on huit', lui « font le chemin »; derrière lui le « double vivant du roi, résidant dans son naos et dans
la double chambre d'adoration » suitcomme une ombre ; il tient en main une hampe surmontée d’une tête humaine et porte
sur la tète le plan srekh dans Thiéroglyphe du double
1. Le chiffre habituel est quatre ou huit; à Dendérah, il y en a cinq. Le tableau des enseignes divines existe depuis les temps archaïques sur les plus anciens monuments connus (palette de Narmer, Quibell, Hierakonpolis, I, pl. XXIX; Petrie, Royal tombs of the Ist Dynasty, I, pi. XIV, 9 jusqu’à la fin de la période romaine.
2. D’après Lefébure {Rites égyptiens, p. 5) la tête humaine sur la hampe rappelle les victimes humaines sacrifiées au culte du double royal.
Procédant tout le cortège le prêtre spécial du Pharaon, ri47zmoiitef^, vélu de la peau de panthère, se retourne en marchant pour diriger sur le roi les fumées de l’encensoir allumé.
B. Au second tableau, le roi debout ou assis sur un trône entre les dieux Horus et Sit® (ce dernier remplacé le plus souvent par Thot) reçoit les purifications. Ilorus et Sit lèvent
au-dessus de la tête du Pharaon leurs vases ^ et un double
jet d’eau, ruisselle devant et derrière le personnage royal. Cependant les deux dieux s’écrient : « Pur, pur est le roi du Sud et du NordN’ » et récitent plus ou moins longuement les formules usitées en pareil cas aux rituels divin et funéraire ; « Ta purification est la purification d’IIorus, de Sit, de Thot, de Sopou* ». C’est dire que le roi est aussi pur, dans les quatre