Deir el Ba/iari, III, pl. LXXXV; Koptos, pl. IX, etc
A. Moret.
recevait avec le roi tous les rites du culte royal dans \q pa douait', là où elle est représentée derrière le roi, nous pouvons affirmer que nous assistons à une des cérémonies qui touchent aux rites delà « chambre d’adoration ».
La statue ne devait pas être unique : comme le soleil son père, lé roi possède quatorze doubles. On les voit représentés dans les scènes de la navitité : ils viennent à la vie, on les allaite et on ies berce en même temps que l’enfant royal sous sa forme humaine'. 11 semble donc que théoriquement le pa douait devait contenir quatorze statues du roi titulaire de la chambre. Dans la chambre d’Edfou il n’y a cependant qu’une petite niche ménagée pour recevoir la statueL Peut-être le roi possédait-il pour recevoir le culte une grande statue et plusieurs statuettes ^ On voit parfois représentées sur les murailles des temples quatorze statues de doubles royaux' : ce sont sans doute celles qui habitent la chambre d adoration. Le culte de ces statues semble avoir été confié à des prêtres
appelés «
chefs des mystères du pa douait (
^ *^^*^*^ fréquent dès les premières dynasties %
ce qui atteste la très haute antiquité de Eadoration du roi avant le service divin.
Les statues du double royal jouaient au temple le même rôle que les statues de double déposées dans les tombeaux par les hommes du commun : l’âme du roi, comme celles des simples mortels, venait en épouser les contours et y prendre une forme vivante. Mais cette faveur n’était accordée aux hommes qu’après leur mort ; le roi, au contraire, en jouissait de son vivant, à partir du moment où il était intronisé : les rites
t. Voir à ce sujet ch. II, p. 57, n. 2.