Mariette, Mastabas, p
LE UOl DIVINISÉ COMME PRÊTRE
du culte osirien, qu’on lui appliquait alors, le mettaient, en pleine vie, dans l’état d’un mort divinisé, avec le privilège de pouvoir incarner son âme dans une forme visible. Notons que la « chambre d’adoration » du roi fa douait porte le
même nom que la région infernale Douait
où vont les hommes défunts : dans Tune ou l’autre de ces de meures supra-terrestres, le roi et les hommes trouvaient la divinité en subissant la mort osirienne; ils devenaient des dieux par les mêmes rites et passaient dans l’autre monde par la même porte de la mort.
Quand le roi mourait, il revenait à la destinée divine commune, et restait l’égal des dieux osiriens; aussi dans leurs tombeaux, les rois possédaient-ils une statue dédoublé semblable à celle qui figurait de leur vivant dans le pa douait. La seule statue de double royal qui nous soit parvenue jusqu’ici, celle du roi Aour tou àb Rî IJor, provient du tombeau de ce roi'. On Ta trouvée enfermée dans son naos [tebit) ; haute de 1 m, 35, elle était en bois recouvert de feuilles d’or à la face, à la poitrine, aux pieds et aux mains. « On retrouva épars dans le fond du naos les fragments du signe hiéroglyphique Il j qui surmontait la tête »; le corps nu portait
une ceinture formée d’une feuille d’or*. Le personnage est