De Morgan, Dahchour, I, p. 91-93 et pl. XXXIII-XXXV
àb Rî (De Morgan, Dahchoiir, p. 92).
représenté marchant ; le bras gauche tendu portait la hampe à la tète d’IIorus (retrouvée aussi), et le bras droit était disposé pour tenir l’insigne habituel (voir notre frontispice). En un mot la statue d’Aoutou àb Rî est l’équivalent matériel absolument exact de la figure qui est si souvent représentée dans les tombeaux des temples. Le long d’un des montants du naos une inscription énumère le protocole officiel du roi Hor « chéri du double vivant résidant dans la double chambre d’adoration » et « magnanime sur le trône de l’Horus des vivants ». On reconnaît là les termes mêmes de la formule gravée dans toutes les « chambres d’adoration » des temples, derrière la figure du double royal*.
A un autre point de vue les scènes du 'pa douait rapprochent encore le roi des morts divinisés. Les mômes formules, nous l’avons vu plus haut, servent à la purification du roi vivant et des hommes morts ■ ; dès les textes des pyramides on se représentait tout défunt debout entre ses frères les dieux qui
versent sur ses membres l’eau de puis marchant vers
le sanctuaire du dieu principal (Usiris) précédé des enseignes divines, tenu en main par les dieux et réglant son pas sur le leur\ L’embrassement et le couronnement du