‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 146 sur 211 · Ounas a élevé sa tête sur son sceptre · texte numérisé non relu

Ounas a élevé sa tête sur son sceptre

et le sceptre d’Ounas le protège en son nom de souleveur de tête, car il a soulevé la tête du taureau Hâpi avec lui, en ce jour où l’on lace le taureau » (1. 423-424). Sur l’explication à donner de celte formule, voir ce qui a été dit plus haut, p. 215, n. 2.

230 DU CARACTÈRE RELlGlEUxK DE LA ROA’AUTÉ PHARAONIQUE

reçu CCS rites ils sont tels que s’ils avaient passé par le (lu Pharaon*.

De ces rapprochements, il faut conclure que les rites de la « chambre d'adoration » ne fout pas du roi un être d’exception dans la société égyptienne. Le Pharaon hénéficie seulement, dès son vivant, de l’état de grâce où seront après la mort tous les hommes « munis* » des rites osiriens. Le roi n’est pas hors de la condition humaine, mais il a une situalion privilégiée, il jouit d’uue avance sur les autres hommes : on ne lui donne rien de plus, au total, que ce que tous les mortels posséderont un jour. Entre riiumanité vivante et la société divine des êtres osiriens, le Pharaon, adoré avant sa mort, devenait un intermédiaire et participait à la fois de la terre et du ciel.

IV. Cette situation privilégiée, le roi d’Egypte la devait à son rôle de prêtre. Les circonstances dans lesquelles le roi passait par les rites de la « chambre d’adoration » suffisent à nous prouver que l’être qu’on adorait o-npa douait, cq n’était pas le représentant de la famille royale, qui se distinguait des autres hommes par la naissance, la force ou la richesse, mais le chef du culte rendu aux êtres osiriens, les dieux et la morts.

Le roi reçoit les rites de la chambre d’adoration au moment de célébrer le service sacré et ne peut jouer le l’ôle de prêtre s’il n’a été divinisé. Le Rituel du culte divin consacre ses premiers chapitres à la purification, au couronnement, à l’embrassement, à l’allaitement du roi par les dieux, en un mot à

1. Schiaparelli, Libre dei funerali, II, p. 138-139 : w Ah, Osiris N., on

(t’)a fait tes purifications dans le pa douait du roi ^

vives ». Cf. Rituel du culte divin, p. 26.

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