‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 147 sur 211 · C’est le terme consacré pour désigner les morts osiriens · texte numérisé non relu

C’est le terme consacré pour désigner les morts osiriens

LE ROI DIVINISÉ COMME PRÊTRE

tous les rites du douoUK Les textes, comme l’inscription du roi éthiopien Piankhi (XX1V° dynastie), qui nous décrivent la venue d’un Pharaon dans un temple, mentionnent expressément la divinification du roi avant le culte ; « (A Memphis) le roi alla vers le temple du dieu; une fois faites ses purifications dans le "pa douait, on lui fit tous les rites officiels que l’on fait au roi, et il entra dans le sanctuaire pour faire une grande offrande à son père Phtah^. » Ceci nous explique pourquoi la chambre d’adoration est toujours disposée dans une partie du temple qui précède le sanctuaire ; c’est que le roi devait s’y arrêter avant de se rendre devant le dieu.

Nous devons noter que le roi n’est pas seulement divinisé au pa douait, mais qu’il y est aussi couronné et intronisé, avec le même cérémonial qu’on suit le jour de l’intronisation véritable. De là, la formule caractéristique (jui définit le passage *du roi au pa douait : « Il s’est levé sur le trône d’Horusà la tête de tous les doubles vivants, comme le soleil à jamais’. » La phrase était prononcée chaque fois que le roi subissait ces rites*. Aussi la retrouvons-nous gravée, dans les tableaux des temples, derrière le roi presque chaque fois qu’il exécute un rite du culte divin. C’était en quelque

1. J’ai longuement commenté ces chapitres I à VI dans mon étude sur le Rituel du culte divin, p. 9-30, où l’on trouvera la comparaison des textes essentiels.

Page 1