‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 149 sur 211 · Rituel du culte divin, p · texte numérisé non relu

Rituel du culte divin, p

2. Ces paroles sont empruntées au rituel védique (et. Hubert-Mauss, Du sacrifice, p. 51).

LE ROI DIVINISÉ COMME PRÊTRE

et son âme. S’il ne reçoit pas le culte royal, Pharaon n’est plus qu’un dieu sans àme, au corps démembré, impuissant à rendre à ses pères le Iluide de vie qu’ils attendent de son embrassement. Or la vie divine du roi est nécessaire à la vie des dieux : « O dieux, dit le roi avant le service sacré, vous êtes saufs, si je suis sauf ; vos doubles sont saufs si mon double est sauf à la tête de tous les doubles vivants; tous vivent, si je vis. » Aussi la divinité du Pharaon est-elle une condition nécessaire de son rôle de prêtre et de roi*.

1. De Rochemonteix,qui avait une connaissance particulière des temples égyptiens, avait déjà défini très exactement l’importance du passage du roi dans le pa douait : v Lorsqu’il (le roi) pénètre dans le temple après

avoir passé dans le

, où il dépouille ce qu’il a de terrestre, après les

purifications accomplies sur lui par Horus et Thot en personne; après que les prêtres, reconnaissant le dieu, l’ont eu adoré ; qu’à la place de sa coiffure de Roi, les déesses ont mis sur sa tête le double diadème, symbole de sa puissance au Midi et au Nord; après qu'il a été introduit par Mentu et Atum, les formes actives du soleil diurne et nocturne, alors il est réellement l’issu de Rà, il peut « entrer en communication» avec son père « dans toutes ses manifestations » ; il peut prendre en face de lui tous les rôles de fils ; ses offrandes ont une origine divine ; elles viennennt de Dieu pour retourner à Dieu. » {Le temple d'Apet, ap. Œuvres diverses, I, p.207.) Les textes que j’ai publiés des Rituels divins et les tableaux passés en revue dans ce chapitre, donnent à ces idées émises dès 1878 par De Rochemonteix la démonstration documentaire qui leur manquait.

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A. MoRicr.

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