‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 157 sur 211 · The festival Hall, pl. IV · texte numérisé non relu

The festival Hall, pl. IV

danses et prosternations ritualistiques Les dieux dn temple étaient reconduits à leurs sanctuaires; les statues osiriennes, celles du moins qui étaient portatives, ramenées au pa our

Fig. 85. — Thol et Aumoutef font le souton di hotpou à la statue du roi Séti I dans sa barque divine {Abydos, 1, pl. 32).

ou au pa douait \ les statues colossales restaient en place dans les cours ou devant les pylônes des temples, comme pour attester la divinisation du Pharaon.

III. Tel est, en ses traits essentiels, le résumé schématique d’une fête sed. Il me reste à définir ce que les rites des fêtes sed ajoutaient à ceux du pa douait pour compléter en Pharaon l’être divin, intermédiaire entre les dieux et les hommes.

Nous avons vu en détail que chacune des cérémonies de la fête sed était un développement des rites célébrés en raccourci

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« se lever dans le pavillon à manger pour faire lever la

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majesté de ce dieu auguste Amon-Rà, afin qu’il repose (lire

/ ) dans sa place de la salle de la fête sed ».

1. Sur ces chants et ces danses voir The festival Hall, pl. XV.

LES GRANDES FÈIES DU CULTE ROYAL

dans la « chambre d’adoration » : à cette multiplication des formes extérieures correspondait une augmentation proportionnelle des effets attendus du service sacré appliqué au roi.

D’abord la divinité du roi gagne par la fête fied ce caractère nouveau d’être proclamée solennellement en public, devant les délégués de toutes les villes de l’Egypte. Bien plus, la fête sed et ses renouvellements étaient célébrées à la fois dans « la terre entière » et non pas là seulement où le roi était présent*. Ainsi aux rites secrets du pa douait succédait ta proclamation publique et éclatante de la divinité du roi, comme au jour de l’intronisation.

Comme témoins de cette divinité le roi laissait des statues qui restaient visibles dans les temples. Ces statues n’étaient plus la représentation de l’âme du roi, de son double, mais elles figuraient la personne vivante, divinisée certes, mais cependant humaine. Il semble que la fête sed donnait à la divinité du roi quelque chose de plus accessible et de plus populaire que les rites du pa douait.

Dans la « chambre d’adoration », on met le roi en état de célébrer le culte journalier. Mais la divinité acquise à ce moment par le roi s'épuisait dans les vingt-quatre heures et demandait un renouvellement quotidien. La fête sed aussi procure au roi un renouvellement de vie divine, comme les rites du pa douait. Toutes les cérémonies du culte osirien que les dieux exécutent pour le roi, couronnement, embrassement, inscription sur les livres célestes, etc., concourent à ce résultat final. « Tuas failles pavillons de la fête sed^ que je célèbre (pour toi) à leur intérieur, dit le dieu Phlah-Totounen à Ramsès II et à Ramsès III ; j’ai fixé ta couronne sur ta tète, moi-môme, de mes mains; j’ai embrassé

tes chairs avec la vie et la force, le fluide (de yie) est derrière

1. Voir les inscriptions relatives aux fêtes sed publiées par Brugsch, Thésaurus, p. 127 sqq.

loi, pour ta vie, la santé et la force ‘! » 'A Abydos la déesse Safkliitdità Sétil : « J’ai établi (swen)pour toiles splendeurs dans mes livres comme l’a décrété Rà. Je t’ai fait le service sacré (/:/(o?^)avec tes charmes protecteurs ; les paroles que je t’ai

dites seront tes sauvegardes, celles que ma main a écrites seront tes rites protecteurs [khoulou] — de mémeafaitmon frère Tbot. Toum lui-même nous a dit à tous deux : « Je me réjouis de ses destinées ». Nous avons tous deux réuni pour toi le Sud et le Nord [sam taoui) placés sous tes sandales; nous avons tons deux assçmblé pour toi le lotus et le papyrus. Apparaissant en roi du Sud et du Nord, résidant dans ta barque en roi du Nord, tu as saisi les deux terres avec le pschent; tu t’assieds dans ton naos, tn entres dans ton temple comme Toum (le soleil couchant) dans l’horizon, tu sièges sur ton trône comme Horus sur son trône, quand tu t’es levé sur ton pavois de la fête sed^ tel que Râ au début de l’année* ». Après celte description de la fête, voici les bienfaits que le roi en ressent : « Tu recommences ton renouvellement, tu obtiens de refleurir comme le dieu Lune enfant, tu rajeunis, et cela de saison en saison, comme Noun au début de son temps, tu renais en renouvelant les fêtes sed. Toute vie (vient) à ta narine, et tu es roi de la terre entière à jamais ». Ainsi, an sortir de la fête serf, le roi a renouvelé sa vie divine, non pour quelques heures comme dans la « chambre d’adoration », mais pour un très long espace de temps, pour « toujours^ ».

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